Nutrition
J'ai écrit de nombreuses versions de ce texte. Je vais essayer de
résumer les points intéressants. Certaines parties du texte tournent un
peu au discours de secte sur le rapport entre le corps et l'âme mais
cela fait partie de mes observations. Un texte plus récent explique une
partie du contenu de ce texte et le rend inutile : Body acidity.
Tout d'abord : il y a des différences entre les individus. Certaines
personnes digèrent n'importe quoi et conservent une bonne forme. Pour
d'autres l'alimentation est de l'équilibrisme et les chutes sont
douloureuses.
Le point le plus important à mon sens est qu'il faut se méfier comme de
la peste des "recommandations" que l'on vous donne. Surtout des
recommandations officielles. Voici quelques exemples :
- "Buvez du lait ! Mangez du fromage, c'est plein de calcium !".
Plusieurs amis avaient de graves problèmes de maux de têtes. Ces
migraines ont disparues le jour où ils ont arrêté de boire du lait et
de manger des produits dérivés du lait. Seule exception : un ami qui
avait des problèmes avec le lait peut continuer à manger certains
fromages : ceux qui sont bien faisandés comme le camembert ou le
fromage de Herve. On dirait que les bactéries ou les levures présentes
dans ces fromages "digèrent" les molécules qui rendent mon ami malade.
Un ami a fait une grave ostéoporose à 65 ans. Il l'attribue au fait
qu'il a bu beaucoup de lait tout au long de sa vie ; le lait contient
du lactose, qui se transforme en acide lactique et cet acide rongerait
les os chez certains personnes... Plus généralement, beaucoup d'adultes
ne sont pas capables de digérer le lait. Ils perdent cette faculté
qu'ils avaient étant enfants. Souvent, le lait ne les rendra pas
vraiment malades mais ils se sentiront moins bien que s'ils n'en
avaient pas bu...
- "Mangez une grande quantité de glucides le matin !" C'est
peut-être vrai pour certaines personnes mais pas pour tout le monde. Un
adolescent de mes amis avait de gros problèmes à l'école. Ils se sont
fortement améliorés quand je lui ai recommandé ne plus
manger de pain, de sucré ni de céréales le matin mais plutôt de la
viande, de l'huile et des légumes. Il est reconnu que manger des
protéines le matin a un impact sur l'humeur de la journée.
- "Il faut manger un peu de tout. Un bon repas est constitué de
viande, de glucides (pain, pâtes, riz...), de graisses (huiles, beurre)
et de légumes !" Si je mange de la viande et des glucides au même repas
j'attrape d'horribles angines et de je fais de graves crises d'allergie
quand les arbres sont en fleur. Je suis obligé de manger les viandes et
les glucides séparément, lors de repas différents.
- "Evitez de manger des graisses !" Depuis que je ne me nourris
presque plus que de graisses (ou plutôt de bonnes huiles végétales)
j'ai arrêté de prendre du poids. Je ne dois plus faire de régimes. Par
contre pendant une période j'ai évité les graisses et je me suis
concentré sur les glucides : j'ai eu de graves problèmes de dépression
et je prenais du poids comme une baudruche qui gonfle.
- "Le sel est mauvais pour la santé !" Je ne doute pas un instant
que consommer trop de sel soit dommageable mais manifestement j'ai payé
un prix élevé pour ma discipline de ne plus ajouter de sel à mes
préparations et mes repas. Le sodium du sel est nécessaire pour
éliminer les acides qui risqueraient de s'accumuler dans l'organisme.
Cette acidité m'a proprement rongé la santé et le cerveau.
Ces recommandations officielles sont sans doute bonnes pour beaucoup de
personnes mais certainement pas pour tout le monde. De même, les avis
et les exemples que je donne sont à mettre en balance suivant les
individus. Ce sont des choses qu'il faut essayer par soi-même,
éventuellement aidé par un médecin ou un nutritionniste. Je mange un
peu de tout, en écoutant mon instinct quand c'est possible,
mais j'ai compris que je dois me tenir à certaines règles si je veux
rester en bonne santé.
Lisez les étiquettes des produits dans les magasins. On trouve en gros
trois sortes de substances dans les aliments :
- Lipides : ce sont les
graisses, les huiles... Le beurre, l'huile en bouteille, le gras du
lard, la margarine, sont presque uniquement des lipides et un peu
d'eau. On en trouve de grandes quantités dans les viandes grasses, les
poissons gras, les noix, le chocolat...
- Protéines : le symbole
des protéines est la viande. On trouve des protéines en grande quantité
dans le lait, les fromages, les noix et les noisettes (surtout les
amandes), les oeufs...
- Glucides : ce sont les
sucres et les amidon. Sucre de fruits, sucre blanc, sucre de canne, le
lactose du lait... Les amidons sont principalement dans le riz, le
pain, les pâtes, les pommes de terre... On dit des amidons qu'ils sont
des "sucres lents" parce que lors de la digestion ils sont transformés
lentement en sucres.
La majorité des aliments contiennent ces trois types de substances.
Il faut distinguer les substances animales et les substances végétales.
En gros, les lipides et les protéines animales sont plus difficiles à
digérer et peuvent causer plus de problèmes de santé mais elles sont
plus riches. Si vous faites un repas de viande et d'un peu de légumes,
vous êtes sûr d'avoir absorbé la majorité des protéines et des
vitamines nécessaires. Les protéines et les lipides végétales sont
beaucoup faciles à digérer et risquent moins de vous rendre malade.
Mais il faut s'y connaître pour faire des repas végétaux qui
contiennent bien toutes les sortes de vitamines et d'acides aminés
nécessaires. Une recommandation qui semble facile et qui donne de bons
résultats consiste à manger moitié protéines animales et moitié
protéines végétales. Pour les lipides je crois qu'il faut plus de
végétales que d'animales mais ce n'est qu'une impression. Attention :
il ne faut pas forcément manger ce rapport moitié-moitié sur un même
repas.
Notez qu'il existe différentes sortes de graisses, différentes sortes
de protéines et différentes sortes de sucres. Certaines graisses sont
dangereuses si vous en mangez de grandes quantité, d'autres graisses
sont nécessaires à votre santé... La sacharose est un sucre qui peut
poser de gros problèmes de santé tandis que le fructose est moins nocif.
En dehors de ces trois grandes classes de substances, il y a des
substances dont il faut manger très peu mais qui sont vitales pour être
en bonne santé : les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments, les
antioxydants, les huiles essentielles... Un peu tout en contient mais
avoir la panoplie complète il est essentielle de manger des légumes.
Les fruits sont intéressants aussi.
Certaines personnes sont allergiques à certaines substances. Par
exemple à la fraise, aux cacahuètes... Elles doivent alors éviter d'en
manger. (Il existe des traitements pour diminuer les problèmes
d'allergie dans certains cas.) Les aliments peuvent poser aussi
d'autres problèmes que les allergies :
- Cela dépend des personnes mais par exemple certains aliments
irritent les intestins. Alors les intestins ne digèrent plus rien et se
contentent d'éliminer ce qu'ils devaient digérer. On se sent faible.
Après quelques repas irritants consécutifs on peut se retrouver sur les
genoux. Exemples : le pain complet mal préparé, le chocolat, le jus
d'orange...
- Chez certaines personnes des aliments sont mal digérés et ils
passent directement dans le sang. C'est par exemple le cas de la
protéine de gluten du blé et de la protéine de caséine du lait. Une
fois dans le sang, ces protéines agissent comme de la morphine sur le
système nerveux. Cela a des conséquences lourdes. C'est assez difficile
à admettre mais pour certaines personnes le pain ou le fromage sont
presque une forme d'héroïne.
- Les mauvaises fermentations. J'ai compris cela en essayant de
décoder des textes sur les
"Low Carbohydrates Regime" américains. Vous avez certainement déjà
senti l'odeur de quelque chose qui pourrit. Votre nez vous a dit très
explicitement que ce n'est pas sain. Quelque chose qui pourrit de
façon "choisie", comme par exemple du camembert, sera excellent pour la
santé. Mais quelque chose qui pourrit n'importe comment produira une
grande quantité de toxines, c'est à dire des poisons. Chez beaucoup de
personnes, si elles mangent du
pain, des pâtes, du riz... cela va se mettre à pourrir dans les
intestins et produira des toxines. Si en plus elles ont mangé de la
viande,
cette viande se mettra à pourrir aussi, à cause des glucides, et
produira des toxines encore beaucoup plus dangereuses. C'est là raison,
j'en suis presque certain, pour laquelle le fait de manger de la viande
et des glucides me cause de graves problèmes immunitaires (angines...).
Je ne serais
pas étonné que cela contribue aux problèmes d'eczéma ou par exemple
d'arthrite chez certaines personnes. Une bonne digestion, c'est un peu
comme si vos intestins étaient une cave à vin ou à fromage où tout se
passe bien.
Une autre chose qui j'ai apprise est que le système digestif a son
propre système nerveux, son propre cerveau en quelque sorte. C'est un
cerveau rudimentaire mais qui accomplit tout de même des tâches
complexes. Il doit actionner les muscles des intestins, déclencher les
glandes de sucs digestifs, etc... Tout ce qui assomme notre cerveau,
assomme aussi ce cerveau de la digestion. Donc par exemple si votre
digestion produit des toxines, non seulement cela vous rendra patraque
mais cela rendra aussi patraque votre cerveau de la digestion. Il va
donc moins bien gérer la digestion et elle produira encore plus de
toxines. C'est un cercle vicieux. Il aura par exemple comme conséquence
une mauvaise gestion de l'énergie donc un stockage massif de graisses
(une prise de poids), ou au contraire un amaigrissement malsain. J'ai
l'impression que le sucre, surtout la saccharose, a un effet assommant
sur les systèmes nerveux. Chez les personnes chez qui le gluten et/ou
la caséine ont un effet de morphine, l'effet assomant peut avoir des
conséquences redoutables.
Il me semble que les glucides posent encore
un autre problème : c'est une source d'énergie "facile". Il suffit de
manger des glucides et quelques minutes ou dizaines de minutes après du
glucose arrive dans le sang. Notre organisme peut s'habituer à cela et
ne plus compter que sur cela. Chaque fois qu'il a besoin d'énergie il
réclamera quelque chose de sucré ou du pain, des pâtes... Il utilisera
ce dont il a besoin comme énergie et le reste il le stockera bêtement.
Il se place ainsi dans un système où on ne peut que grossir. Les
graisses au contraire sont beaucoup plus complexes à gérer par
l'organisme. Elles doivent par exemple d'abord être transformées en
glucose par le foie avant de pouvoir être utilisées par les muscles et
les autres organes. Si on ne mange que des graisses, l'organisme doit
s'habituer à les gérer. Il doit stocker la graisse puis la déstocker
pour la transformer en sucre. Comme cela fait fonctionner la gestion
des stocks de graisses, cela semble rendre l'organisme plus sérieux en
ce qui concerne lesdits stocks. Il évite donc d'en stocker de trop...
Quand j'ai fait l'expérience de ne plus manger que des graisses, au
début je me
suis trouvé assez faible, comme si les graisses ne m'apportaient aucune
énergie. Mon organisme c'est habitué, il a réapprit assez rapidement à
gérer les graisses, et maintenant je peux faire du sport ou des travaux
lourds en n'ayant pourtant mangé aucune sorte de glucides. Cela se
discute, je ne serais peut-être pas capables de performances extrêmes
comme certains sportifs. Mais clairement les glucides ne me sont plus
nécessaires et je m'en porte mieux.
Une chose semble pire que ne manger
que des glucides : manger des glucides et beaucoup de graisses en un
même repas. Cela semble impossible à gérer correctement pour
l'organisme. Certaines personnes expliquent qu'elles sont incapables
de manger du gras ou de l'huile, que cela les rend malades au point de
les faire vomir. Je me demande si le problème ne vient pas plutôt du
fait qu'elles mangent ce gras ou ces huiles en même temps que des
glucides : pain, pommes de terre... Un changement radical de leur
philosophie de nutrition pourrait peut-être leur permettre de manger
beaucoup de bonnes huiles et de bonnes graisses... Note : le citron est
un produit magique pour aider à digérer un peu n'importe quoi. Une
heure avant le repas, pressez un citron dans un verre, remplissez le
verre d'eau et buvez le tout.
Il y a poisons et contrepoisons. Les toxines peuvent être éliminées en
prenant des dépuratifs. Par exemple du jus de radis noir. C'est très
efficace. De même, certains produits comme le millepertuis ou le
ginseng, qui soutiennent et régulent le système nerveux, peuvent être
efficaces pour favoriser une meilleure digestion. (Le
millepertuis est en vente libre mais c'est un puissant antidépresseur,
il ne peut être associé à certains médicaments et il rend la peau plus
sensibles au Soleil. Renseignez-vous, idéalement demandez conseil à
votre médecin.)
Votre organisme a besoin d'un grand nombre de substances différentes :
vitamines, minéraux, huiles essentielles, oligo-éléments... Pour cela
il faut manger des légumes, des fruits, varier l'alimentation et
préférer ce qui contient plus de bonnes choses comme par exemple les
produits bio. Mais il ne faut pas tomber dans la paranoïa. On peut se
rendre malade à vouloir manger sans cesse des choses inattendues. Tous
les produits bio ne sont pas forcément meilleurs que les produits
industriels.
La façon de cuire les aliments est importante. Pas cuits, les aliments
contiennent plus de vitamines mais ils sont moins digestes. Les légumes
crus, par exemple, contiennent une substance qui détraque la digestion.
Un organisme normal s'y habitue mais par exemple une personne qui mange
peu de légumes crus et qui soudainement en mange une grande quantité,
peut en subir les conséquences. Inversement, certaines substances
bénéfiques sembleraient être mieux
assimilées si ce qui les contient a été bien cuit. Par exemple la
tomate contient un puissant antioxydant et il s'assimile mieux si la
tomate est bien cuite. On recommande la cuisson au wok parce qu'elle
laisse certaines choses presque crues et d'autres seront presque
brûlées. Cela fait un bon mélange... Un ami ne peut manger du porc que
s'il a longuement été cuit à l'eau. Par contre il ne digère la viande
de boeuf que si elle est crue ou presque crue...
Certains adultes ne digèrent pas les protéines du lait. Ces protéines
sont des "caséines". Les haricots, le soya et d'autres graines
contiennent des protéines qui sont chimiquement proches des caséines,
pour beaucoup d'adultes ce sera un bon remplacement pour les protéines
du lait. Mais certains adultes ne digèrent pas non plus les "caséines"
végétales... Pour d'autres personnes encore, les caséines ne posent pas
de problèmes de digestion ou d'allergie dans les intestins mais comme
mentionné plus haut elles
passent dans le sang et auraient un effet de "morphine" comparable à
celui du gluten... avec des effets secondaires néfastes sur la
digestion. Je me demande si ce n'est pas à cause de cet effet
"morphine" que certaines personnes mangent de grandes quantités de
fromage le soir. Avec des effets catastrophiques sur la ligne... C'est
le soir que les angoisses et les dépression latentes remontent à la
surface. (Il semblerait que la viande a aussi un effet antidépresseur,
ce qui pourrait expliquer l'abus de viandes par certaines personnes.)
J'évite de manger n'importe quoi n'importe quand. Par exemple j'évite
de manger (surtout des choses difficile à digérer) si mon estomac n'a
pas finit de
digérer le repas précédent.
L'inconvénient de beaucoup de produits industriels est qu'ils ne sont
pas conçus pour être bien digérés. Ils sont fait à partir de fruits ou
de légumes qui n'étaient pas murs, ils contiennent des additifs qui ont
des effets sur les systèmes nerveux, etc...
Il faut prendre le temps de bien manger. Il faut se préparer à manger.
Manger n'est pas simplement le fait d'absorber des nutriments. C'est
toute une machinerie qui se met en mouvement pour les digérer
correctement, avec des processus et des timings bien réglés. Il faut
préparer le moment du repas dans les règles, comme pour aller dormir et
faire de beaux rêves. J'ai appris à mastiquer ce que je mange pour le
réduire au plus fin. Au début cela semblait une insupportable perte de
temps, maintenant je ne peux plus m'en passer.
Je mange de tout, mais j'ai appris à ne pas manger n'importe quoi. Je
sais par exemple que si j'ai fait un bon repas de viande et de légumes,
donc des protéines et des graisses animales, j'ai intérêt à manger des
noix le repas suivant, donc des protéines et des graisses végétales. Je
suis mon instinct, mais je sais que s'il me donne envie d'un gâteaux il
recherche en réalité l'effet assomant des sucreries ou leur énergie
trop facile, donc je refuse. C'est un
amalgame de règles et d'instinct, qui me réussit à merveille. Il ne
faut pas trop essayer d'être logique. Par exemple j'explique qu'il faut
éviter les fermentations indésirables dans les intestins et chacun sait
que rien ne fermente mieux dans les intestins que les haricots. Un de
mes meilleurs repas est pourtant un boîte de thon à l'huile avec un
bocal de fèves géantes...
La qualité de chaque aliment compte, c'est particulièrement vrai pour
les graisses. Certaines mayonnaises industrielles me rendent malade et
d'autres me réussissent très bien. Cela dépend du mélange d'huiles
qu'elles contiennent. Certaines margarines chères sont un aliment
raffiné, au point que j'en fais parfois une cure. Ce sont ces
margarines à l'huile d'olive, aux Oméga 3, anti-cholestérol, bio...
J'en achète plusieurs raviers et je les finit en deux semaines.
Parfois, une épaisseur d'un centimètre de margarine de qualité sur un
toast de riz suffit à résoudre de lourds problèmes psychologiques qui
trainaient depuis des jours. Toutes les margarines chères ne sont pas
équivalentes... A l'inverse, les margarines bon-marché me sont toutes
répugnantes au goût. Mon organisme me dit tout de suite "recrache !"
Comme pour les alcools, l'alimentattion est un peu une question de
"bons mélanges" et de "mauvais mélanges". Réciproquement, si on a mangé
quelque chose à un repas, on peut avoir tout intérêt à manger une autre
chose à un autre repas. Pourtant, mangées en même temps ces deux choses
auraient posé problème... Par exemple si je mange de la viande je n'ai
pas intérêt à boire du jus de fruit. Mieux vaut manger un peu de
légumes cuits. Mais au repas suivant,
plusieurs heures après, je vais me saoûler de jus de fruits... avec un
peu de fruits secs et des noix pour parfaire.
En résumé, le nutrition peut vous rendre patraque de plusieurs façons :
- Mauvaise assimilation de la nourriture, par exemple parce que les
intestins sont irrités.
- Effet assomant des toxines. Cet effet assomant peut aussi
produire son inverse : une personne dont le cerveau n'arrive plus
réfléchir à cause des toxines peut devenir violente, parce qu'elle a
peur, elle ne comprend plus ce qui se passe autour d'elle.
- Effets allergènes, nerveux ou hormonaux de certaines substances
naturelles ou artificielles.
- Mauvaises associations. Par exemple de la viande et des glucides
lents ou des graisses et des glucides.
- Manque de certains nutriments. Manque de magnésium, par exemple,
ou de vitamine B12...
Tout cela dépend de personne en personne. Il y a aussi un effet boule
de neige ou chateau de carte : un seul manquement et c'est un peu tout
l'édifice de la digestion qui s'écroule. C'est une machine à tenir en
équilibre par un peu tous les côtés.
Il existe des moyens de contre-attaque :
- Les antioxydants, qui neutralisent certaines des toxines les plus
dangereuses que sont les radicaux libres. Les antioxydants les plus
connus sont les vitamines A, C, E et les colorants naturels des fruits
et des légumes. (Ne pas abuser de vitamines : cela n'apporte rien et
peut être nuisible.)
- Sélectionner les "bons" produits industriels. Par exemple ceux
qui contiennent des légumes en bocal en verre avec seulement un peu de
vitamine C ou de jus de citron ajoutés (acide ascorbique et acide
citrique). Eviter ceux qui sont faits à partir de poduits inadéquats
(pas murs) ou qui contiennent des additifs douteux : conservateurs ou
colorants toxiques, métaux de la boîte de conserve, PCB ou dioxines...
- Les dépuratifs, comme le jus de radis noir ou de sureau. Ne pas
abuser...
- Voir un psychologue, un psychiatre et/ou vous développer
culturellement. Beaucoup de personnes sont piégées dans un cercle
vicieux entre des problèmes personnel et une alimentation délétère.
Elles ont "trouvé instinctivement" comment mal se nourrir pour
s'assomer et moins souffrir de leurs problèmes. Réciproquement cela ne
fait que renforcer leurs problèmes. Si on essaye d'améliorer le
psychologique, le mode de vie et la nutrition empêcheront les progrès.
Si on essaye d'améliorer la nutrition, la souffrance causée par le
psychologique sera trop intense et la personne trouvera n'importe
quelle excuse pour continuer la malbouffe. Il faut jouer sur les deux
plans en même temps.
Pour certaines choses le corps a des réserves qui peuvent durer
plusieurs mois. C'est par exemple le cas de certaines vitamines. Il est
donc inutile de chercher à manger de ces vitamines à tous les repas ni
même tous les jours. Pour d'autres choses, par exemple les
antioxydants, il n'y a pas de vraiment de réserves et il faut donc se
recharger toutes les quelques heures. C'est pour cela qu'on recommande
un fruit ou un légume cinq fois par jour.
Eric Brasseur
-
17 avril 2006 au 9 juin 2009