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La pollution radio par les émetteurs FM


Une pétition en cours : www.petition-electrosmog.be
Donnez votre témoignage : www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog.html
Een tekst in het Nederlands:
www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_vlaanderen.html
A text in English: www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_fm.html


  1. Introduction
  2. Quelles sont les réactions ?
  3. Peut-on s'en passer ?
  4. Quel est exactement l'effet sur la santé ?
  5. Les ondes FM sont plus dangereuses que les ondes GSM ?
  6. Qu'en dit la médecine ?
  7. Comment vérifier ?
  8. Comment se protéger ?
  9. Et ailleurs ?
    1. Leuven
    2. Charleroi
    3. Bruxelles
  10. Comment est-ce possible ?
  11. Des schémas électroniques
  12. Glossaire
  13. Bibliographie
  14. Remerciements et liens

 

Introduction


Quand on dit "pollution radio", on pense en général aux GSM. "Il pourrait y avoir un risque de cancer... Il parait que des personnes sensibles sont malades à cause des ondes..." Ce dont je me suis rendu compte, n'a rien à voir avec les GSM, le Wi-Fi ou les lampes fluocompactes. Je trouve facilement des personnes normales qui sont fortement touchées. C'est une catastrophe sanitaire à l'échelle de la ville de Liège. Il s'agit des grandes antennes d'émission de chaines de radio FM (Radio Contact, Nostalgie, Pure FM...)

Celles qui frappent le plus fortement le centre-ville sont situées sur le toit de l'Hôpital de la Citadelle. En tout lieu d'où elles sont visibles, elles imposent une force de champ de l'ordre de 2,5 V/m en pic. Ensuite vient l'antenne du Bol d'Air. Elle fait sans doute des ravages au Sart-Tilman mais au centre-ville elle n'impose que 0,5 V/m en pic.


l'Hopital de la Citadelle a
        Liege


J'ai commencé à me rendre compte du problème il y a deux ans. Constat : dans les bibliothèques et salles de lecture de l'ULg, je peux travailler à certains endroits mais jamais à d'autres. Je m'installe à une table, j'allume mon portable... et... rien... impossible de me concentrer pour travailler ! J'ai par exemple parfaitement en tête l'idée du texte que je dois écrire, il ne me manque aucune donnée et il suffit de formuler les phrases... mais je n'y arrive pas ; rien ne vient. Le coupable était tout désigné : le réseau Wi-Fi de l'ULg. Oui mais, il faut vérifier... Pendant quelques mois j'ai tourné en rond avec des appareils de mesure bricolés. J'ai fait des statistiques, après avoir donné une note de 0 à 10 à tous les endroits où j'avais essayé de travailler. Première surprise : aucune corrélation avec le Wi-Fi ou les GSM. De toute façon, leur puissance est en général insignifiante. J'ai fini par accuser les éclairages au néon... mais cela ne correspondait pas très bien. Ensuite j'ai constaté que le niveau de pollution radio est encore plus puissant dans les rues que dans les salles, donc qu'il vient peut-être de l'extérieur. Un beau jour, je me suis rendu compte par hasard du fait que mon bricolage permet de détecter la direction d'où provient le rayonnement. Je me suis tourné dans la direction où l'appareil affichait une mesure maximum. J'ai levé le nez et... j'ai vu la Citadelle et ses immenses antennes. J'ai vérifié en me servant d'un immeuble administratif pour occulter la Citadelle... Ensuite j'ai gravi la colline de la Citadelle pour arriver au pied des antennes. Il n'y avait pas de doute, elles émettent une puissance effrayante, qui noie toute la ville. J'ai essayé de mesurer la fréquence en créant une figure d'interférence avec un grillage trouvé sur un chantier... et j'ai encore réussi à me tromper en calculant que c'est du 50 MHz alors que c'est du 100 MHz, la fréquence standard des émissions FM. J'ai refait des mesures dans les salles et là plus de doute, la corrélation était presque parfaite, j'avais trouvé mon coupable :


résultat statistique
        montrant l'effet des ondes radio


Ce faisant, j'ai facilement trouvé d'autres personnes qui étaient atteintes. Certaines sont même venu me trouver, ayant entendu dire que quelqu'un passait dans les couloirs avec un détecteur d'ondes radio. Au début je ne savais pas trop quoi leur dire. Ensuite il est devenu manifeste que tout le monde était victime de la même chose. Certains cas sont exemplaires, comme une personne qui souffrait de maux ce tête chaque fois qu'elle avait passé la journée au bureau qu'on lui avait assigné. Elle n'avait jamais de problème à un autre bureau, situé 20 mètres plus loin. Il y avait dix fois plus de force d'ondes FM au premier qu'au deuxième... D'autres personnes ne souffraient pas de maux de tête mais d'une fatigue anormale après quelques heures : "mais enfin je ne comprends pas, dans ce bureau, après quelques heures..." Au travers de la fenêtre, on voyait la Citadelle et ses antennes. J'ai trouvé deux autres personnes qui ont le même problème que moi : pas de souffrance mais simplement une incapacité à réfléchir dans les locaux plus fortement exposés à la Citadelle. Pour une de ces personnes, il y avait tout de même la sensation d'une gène. Je lui ai décrit ce que je ressens quand j'ai passé du temps dans un local fortement exposé : "assomé comme si j'avais reçu un coup sur la tête mais sans la douleur." Cela lui convient parfaitement pour exprimer ce qu'elle a vécu.

J'ai compris que je suis électrohypersensible. J'ai donc fabriqué une tente blindée avec du papier alu (la photo ci-dessous montre la première version, à base de couvertures de survie), placé des ferrites sur tous mes câbles électriques, remplacé toutes mes lampes fluocompactes par des halogènes de faible puissance... J'ai toujours sur moi un appareil de mesure bricolé, pour vérifier avant de me placer à un endroit inconnu. Cela a apporté un mieux énorme dans ma vie.


tente blindée pour être à
        l'abri des ondes radio


Mais, aucune des autres personnes que j'ai rencontrées n'est électrohypersensible. Elles utilisent toutes un GSM. Ce sont des personnes normales, peut-être un peu plus sensibles que la moyenne de la population. J'en ai trouvé beaucoup, trop facilement. Cela veut dire qu'une bonne partie de la population souffre de cette pollution radio, en général sans avoir la moindre idée de l'origine des problèmes. On accuse son métier... ou les personnes que l'on rencontre aux endroits où on devient malade.

En discutant avec quelques étudiants, j'en ai trouvé deux qui ont manifestement le même problème que moi : ils sont bloqués pour réfléchir quand ils se trouvent dans les locaux les plus exposés. Il faut une force dix fois plus grande que pour moi, pour les déranger... Combien d'étudiants à Liège ont-ils raté des examens, voire leurs études, ou simplement ont eu des performances médiocres, parce que des salles de cours et des salles d'examen, ou leurs kots, sont exposés à la Citadelle ou au Bol d'Air ?

Combien de personnes émargent au chômage ou au CPAS parce que ces ondes radio les bloquent quand elles essayent de travailler ? Quelles sont les conséquences du comportement d'un chef d'entreprise qui souffre de ces ondes radio ?

J'observe des cas plus graves encore : des personnes qui souffrent de problèmes psychiatriques, qui sont médicalisées et parfois même internées. Toutes logent à des endroits très exposés à la Citadelle, par exemple au dernier étage d'un immeuble. Mais je n'ai pas assez de matière pour en faire une statistique. Je ne suis pas sûr. Je peux juste affirmer qu'il faut absolument vérifier si ces personnes sont bien victimes de cette pollution par les ondes FM.

Le plus inquiétant sont des publications scientifiques qui lient l'augmentation de problèmes neurologiques graves chez les enfants à l'augmentation de la pollution radio [17] [18]. En théorie, les ondes FM sont tout particulièrement dangereuses à cet effet. Si une femme enceinte est rendue malade par la pollution FM, il est presque automatique que l'enfant qu'elle porte sera également touché. Et dans son cas ce ne sera pas simplement un malaise. Les cellules de son cerveau en développement vont arrêter leur croissance ou se développer de façon erronée. Le dommage est irréversible.

Je n'avais pas encore conscience de toutes ces explications médicales quand j'ai fait un bricolage pour m'assurer que je n'avais pas la berlue. La calculatrice montrée sur la photo ci-dessous n'a plus de pile électrique ni de capteur solaire. Je lui ai greffé une antenne de 1 mètre de longueur et un peu d'électronique. Elle fonctionne... grâce à l'énergie électrique qu'elle tire des ondes radio envoyées par la Citadelle. Elle s'allume même dans des locaux. J'ai pu la faire fonctionner jusqu'à hauteur de la Médiacité. Au pied de la Citadelle, elle fonctionne même si son antenne est repliée. J'ai envoyé une lettre à Monsieur le Bourgmestre pour expliquer la situation, avec une photo de la calculatrice. C'était en juin 2009.


calculatrice alimentée
        par des ondes radio FM


La calculatrice était très efficace pour persuader mes amis qu'il y a bien un problème mais elle avait le défaut d'être encombrante, chère et un peu difficile à fabriquer. De fil en aiguille j'ai inventé un autre gadget : le "serpent". C'est un simple câble électrique, avec une lampe LED à son extrémité et un peu d'électronique dans un bulbe au 3/4 de la longueur. On le tient par la LED, on le laisse pendre vers le sol et on se place en direction de la Citadelle. La LED s'allume. En se plaçant judicieusement, cela fonctionne jusque sur le Pont de Fragnée.


"serpent"
        tenu en direction de la Citadelle sur un quai de la Meuse


Au fil des mois, j'ai fabriqué des dizaines de serpents. Je les ai envoyés au bourgmestre, au Roi, à des journaux, à des personnalités politiques... avec un mode d'emploi [16]. J'en ai donné à des liégeois, j'ai fait des démonstrations en rue...





Voici un modèle suffisamment plat et léger pour être envoyé dans une lettre normalisée, donc pour seulement 1 timbre. Les bandes jaunes sont des verso de Post-It, qui tiennent le serpent en place dans la lettre et l'empêchent de constituer plus de 5 millimètres d'épaisseur.





J'ai envoyé un tombereau de lettres, à des personnes, des organisations, des institutions... accompagnées ou non de serpent. Comme il n'y avait pas de réaction, j'ai essayé de nombreuses variantes de lettres. J'ai essayé de faire circuler un pamphlet humoristique [24], de lancer des pétitions...



Quelles sont les réactions ?


J'ai reçu beaucoup d'aide :

En général les liégeois se montrent très pessimistes sur l'issue de ce dossier. Quelle que soit la gravité de la situation, pour eux par principe les autorités ne feront rien.

Les réactions des autorités et des organismes sont diverses. Le plus souvent, il n'y a pas de réponse. J'ai par exemple écrit à beaucoup d'institutions (mutuelles, syndicats, écoles...) pour leur expliquer la situation mais surtout leur expliquer qu'elles peuvent faire quelque chose en vérifiant mes statistiques ; en faisant par elles-mêmes des observations analogues au miennes et en transmettant les résultats aux autorités. Le problème étant flagrant, cela ne demande pas beaucoup de travail et l'enjeu est énorme. Aucune réaction...

Dans un premier temps, les réponses des autorités ont toujours suivi le même schéma. Je leur écrivais : "les émissions de la Citadelle respectent les normes mais des personnes sont malades, il est manifeste qu'il s'agit d'un problème de santé publique majeur". Et elles me répondaient : "il ne faut pas vous inquiéter, on a fait les mesures, les émissions respectent les normes. Mais si vous voulez vous pouvez demander une évaluation gratuite du rayonnement dans votre logement." C'est très énervant. La dernière réponse en date est donnée dans la bibliographie [2].

Ces réponses ont malgré tout eu l'intérêt de me donner des informations techniques et de rectifier certaines choses. Par exemple je me demandais si les antennes étaient déréglées et envoyaient toute leur puissance sur la ville par erreur. Les deux figures d'interférence ci-dessous illustrent la chose. L'antenne est au centre de l'image. Dans celle de gauche, la partie la plus puissante du faisceau est soigneusement dirigée vers l'horizon ; elle est horizontale. L'image de droite suppose une petite erreur dans le câblage de l'antenne. Le faisceau est détraqué et frappe le sol...


figure d'interférence pour
        une antenne FM à plusieurs dipôles          figure d'interférence pour une antenne FM avec une erreur


Mais en fait non, la puissance est bien dirigée vers l'horizon, comme voulu par le constructeur. Le problème est que c'est approximatif et l'antenne "bave" inutilement une partie de sa puissance vers le ciel... et vers la ville. Peut-être 10% de la puissance émise tombe ainsi sur la ville, de façon totalement inutile. Sur les images ci-dessus, ce qui bombarde la ville est montré par les bandes rouges plus sombres, sous la bande principale. L'image ci-dessous le montre d'une autre façon. C'est un diagramme de rayonnement, calculé avec le logiciel NEC2 de l'armée américaine [19]. J'ai essayé de modéliser au mieux les antennes de la Citadelle. Le lobe principal est horizontal ; dirigé vers l'horizon. Ce qui frappe Liège sont les petits lobes qui "pendent" en dessous :


calcul des
        lobes de l'antenne FM de la Citadelle avec le logiciel NEC2


J'ai fait quelques mesures, reportées en noir sur la carte ci dessous. La Citadelle est le # blanc, en haut au milieu. En rouge, la force de rayonnement multipliée par la distance. Le résultat montre, très approximativement, qu'il semble bien se dessiner des cercles d'exposition plus forte ou moins forte autour de la Citadelle. (En bleu, la force divisée par la distance. Cela ne sert absolument à rien mais il était tard le soir...)





Un autre renseignement important : c'est le parlement wallon qui fixe à présent les normes en matière d'environnement. Étant donné la gravité de la situation, je prétends que toute instance de pouvoir est habilitée à intervenir... mais il appartient au parlement wallon de fondre cela dans la loi.

Le parlement fédéral et le sénat ont transmis le dossier à des commissions... puis le sénat a transmis au parlement de la Région Wallonne [32].

La position actuelle de la Ville de Liège est qu'elle ne peut rien faire pour faire cesser ou diminuer la pollution, parce que, comme les normes sont respectées, une injonction de la Ville serait immédiatement cassée devant une instance supérieure ou en justice. Cela me semble inacceptable. La Ville pouvait faire quelque chose de très important : vérifier mes observations. Avec des preuves, ou de simples indices clairs, elle pouvait s'adresser au parlement wallon et en particulier aux exploitants des antennes.

J'ai envoyé un e-mail à Bart de Wever pour expliquer la situation. Il se fait que sa ville d'Anvers est elle aussi irradiée par un puissant émetteur... J'avais déjà écrit une lettre à l'hôtel de ville, sans réponse. Le cabinet de Bart de Wever m'a envoyé un accusé de réception et a transmis le dossier à leur antenne d'Anvers. Et depuis plus de nouvelles... La N-VA ne semble pas faire mieux que d'autres...

J'ai écrit à plusieurs sites qui luttent contre la pollution électromagnétique. À mon sens, la pollution de la Citadelle est plus grave que celle des antennes-relais GSM. Les dommages sont plus importants et plus faciles à prouver. J'espérais que cela pourrait servir de fer de lance pour l'ensemble de la problématique. Malheureusement, dans la majorité des cas je n'ai pas reçu de réponse ou une réponse qui implique que je n'ai pas compris que le problème est les antennes-relais GSM.

Les réactions à l'université de Liège sont diverses. J'ai d'excellents contacts avec quelques personnes, qui m'ont bien aidé. Mais elles sont dans la même situation que moi : isolées, sans possibilité d'organiser quelque chose. Elles m'ont prévenu que je n'obtiendrai rien des autorités académiques et c'est bien ce qui c'est passé. Je me suis adressé aux personnes qui s'occupent spécifiquement de la problématique de l'électrohypersensibilité. Je dirais qu'elles n'ont pas compris l'enjeu ou qu'elles ne veulent pas le comprendre. J'ai eu quelques réactions passionnées de personnes tout en bas de la hiérarchie académique, dans le sens "en avez-vous parlé à ... ?!" Elles vivent encore dans le mythe de l'autorité scientifique au service de la population.

Aucun courrier à un journal ou par exemple à la RTBF, n'a jamais eu de suite. Même pas un accusé de réception. On m'explique qu'en Belgique tous les média sont subventionnés. Leurs rédactions savent à la perfection quelles sont les anfractuosités par lesquelles il ne faut pas passer l'avant-bras. Leur rôle est de créer un joli paysage. Cela implique de rapporter à l'occasion des faits graves, comme des procès pour corruption, des cas d'empoisonnement... mais c'est calibré et doit rester dans l'idée générale que la Belgique est un pays civilisé où essentiellement on peut faire confiance et où il convient de payer ses impôts puisqu'ils sont utilisés à bon escient.

Assez systématiquement, on me demande si j'en ai parlé à Écolo. Bien entendu... mais je n'ai souvent simplement pas reçu de réponse. Une réponse a consisté à me dire que je n'ai pas de souci à me faire vu que les normes sont respectées. Les quelques autres réponses consistaient à m'instruire du fait que le dogme dit que le problème sont les antennes-relais GSM. Je n'ai rien obtenu non plus de sympathisants d'écolo. Ce sont des personnes qui parlent beaucoup, qui font beaucoup de reproches, mais qui ne font rien, jamais.
Le parti dont les représentants on fait le plus est le MR. Des sympathisants du MR sont également parmi les personnes qui m'ont le plus aidé. On dirait que simplement ils ont le sens des responsabilités.
Au cdH, le comportement est plutôt à la compassion. On me prête une oreille attentive...
Les réactions les plus revêches viennent de la sphère du PS.

J'ai envoyé certains courriers par recommandé, parce que je savais que je n'aurais même pas d'accusé de réception.

Mais tous les espoirs sont permis :


Michel de L'Hospital



Peut-on s'en passer ?


On entend souvent dire que "si on veut profiter des avantages de la technologie des ondes radio, il faut bien en accepter les inconvénients..." C'est presque complètement faux.

Un jour, j'expliquais le problème de la Citadelle à un ami qui travaillait sur un chantier. Sa radio diffusait à tue-tête justement une des chaînes émises par la Citadelle. Il me répond, un peu inquiet : "oui mais, si on coupe les émissions, je ne pourrais plus écouter la radio ?" Je lui ai proposé de dévisser l'antenne de sa radio. Il l'a fait et cela n'a absolument rien changé au son diffusé. Je lui ai expliqué que si les antennes de la Citadelle étaient améliorées ou déplacées vers un endroit inhabité, il serait simplement obligé de laisser l'antenne en place. En d'autres termes  : la force d'ondes radio FM que la Citadelle envoie sur Liège est 1.000 fois supérieure à ce qui est utile pour obtenir une réception parfaite. Cela ne sert absolument à rien...

Le but des antennes de la Citadelle est d'émettre loin autour de Liège, dans la région environnante. Pour cela on a placé les antennes le plus haut possible, on leur a donné une puissance totale de 10 kW et on leur a, plus ou moins, donné la formé adéquate pour qu'elles concentrent leur puissance en direction de l'horizon. Mais pas assez... Une partie importante de la puissance se disperse inutilement vers le sol ; vers les immeubles de Liège. Si on a placé les antennes là et si on s'est contenté de leur taux élevé de dispersion, c'est pour faire des économies. On a vérifié que les normes étaient respectées dans les habitations à proximité de la Citadelle et puis basta. C'est légal donc ça passe. Il aurait été facile de faire en sorte que la ville ne reçoive aucune puissance mais cela aurait couté plus cher...

C'est caricatural dans le cas des antennes-relais GSM. Il est parfaitement possible d'équiper un quartier de ville avec une antenne-relais tout en faisant en sorte que la force de rayonnement partout dans le quartier soit minimale. Pour cela, vous placez l'antenne sur un point élevé, un peu en dehors du quartier, et avec une parabole vous faites en sorte que l'antenne "illumine" juste la zone du quartier. Oui mais... cela coûte un peu plus cher à installer et le public hurle quand il voit une antenne-relais sur un toit. Les opérateurs ont réfléchi. À présent ils installent les antennes au milieu des rues. Pour que le rayonnement puisse traverser un ou deux immeubles et soit capable de desservir la zone, il faut lui donner une force beaucoup plus grande que s'il illuminait le quartier depuis une position en altitude. La photo ci dessous montre les deux antennes, de Mobistar et de Proximus, qui se trouvent sous l'enseigne de la Fnac. De simples bâtonnets blancs sur de discrètes ferrures noires. Visible mais invisible... La force de rayonnement dans la rue est cataclysmique. Ce n'est pas fiable mais à certains endroits sous l'antenne, mon appareil de mesure montait à 80 V/m en pic. On est certainement proche du maximum de 3 V/m RMS dans tous les locaux en façade de la Rue Joffre. De la sorte, beaucoup de rue et d'immeubles sont irradiés à la puissance maximum autorisée. Et on continue à installer de nouvelles antennes. C'est démentiel, il y a parfaitement moyen de faire autrement, mais c'est légal...


deux antennes-relais GSM
        sous l'enseigne de la Fnac à Liège


J'ai écrit au parlement wallon pour dénoncer cette situation [3].

Une note : installer les antennes-relais au milieu des rues peut être une solution responsable, c'est même une des approches à l'étude pour réduire considérablement la pollution... à la condition de placer un très grand nombre de mini-antennes relais. Il faut que tous les 30 mètres il y ait un petit relais, qui ne dessert qu'une petite zone autour de lui. Alors la puissance que chaque relais émet, et la puissance émise par chaque GSM, deviennent infimes. Un millionième ou un milliardième de la situation actuelle.

Pour connaître la position des antennes-relais GSM, consultez la carte en ligne de l'IBPT [4]

(L'étude des antennes-relais GSM est encore l'occasion d'une belle bourde de ma part. Pendant longtemps je suis resté dans l'optique que les antennes-relais sont un moindre problème, parce que j'avais étudié uniquement des antennes de l'ancien modèle ; celles perchées en altitude sur les toits. Quand je me suis rendu compte de la présence d'un rayonnement très puissant à hauteur d'homme, je l'ai attribué aux transformateurs qui alimentent les enseignes au néon de certains magasins. Il est clair qu'il y a également un problème avec ces enseignes et qu'il doit être traité, mais les endroits où la pollution était prohibitive étaient en réalité tous irradiés par une antenne-relais GSM camouflée en façade d'un immeuble...)

Il en va de même pour les lampes fluocompactes, pour beaucoup d'alimentations électroniques... Il suffit de leur ajouter un ou deux composants électroniques pour réduire fortement leur pollution radio. Les équiper d'un peu plus de blindage... Le coût de la chose est dérisoire. Il suffit de l'imposer dans les normes. On peut même continuer à utiliser les fluocompactes actuelles, à condition de les enfermer dans des lustres métalliques et de placer une ferrite sur le câble. Ce ne serait pas du luxe. J'ai un jour passé une demie-heure en tenant une fluocompacte très polluante à 30 cm de ma tête. J'ai eu des nausées pendant pendant près de deux heures et une horrible impression comme si on avait brûlé mon cerveau au chalumeau. Et on laisse des enfants étudier avec cela comme lampe de bureau... Voici par exemple un de mes bricolages pour m'assurer du fait qu'il est facile de réduire très fortement la pollution (ne faites pas cela chez vous) :


lampe fluocompacte blindée
        pour ne plus émettre de pollution radio


La forme du tube fluorescent a beaucoup d'importance. Certaines lampes fluorescentes sont un grand cercle, de 2 à 3 décimètres de diamètre. Elles émettent une quantité massive de pollution radio, parce qu'un tel cercle est une forme optimale pour émettre des ondes radio. Les lampes fluocompactes qui présentent 2 U inversés (comme sur la photo ci dessus), polluent moins parce que le courant circule en sens contraire dans chaque U, ce qui annule partiellement l'émission d'ondes radio. Les lampes qui présentent 3 U polluent sensiblement plus, parce qu'un des U est en excès. Les lampes qui ont un tube compact en forme de tire-bouchon sont celles qui semblent polluer le moins, parce que le tire-bouchon est constitué de deux spires imbriquées et opposées. (Dans le cas des lampes en forme de grand cercle, une solution simple aurait été de placer un mince cercle de fil électrique au dessus du tube, qui engendre par induction un courant qui annule l'émission radio du tube. Pourquoi ne le fait-on pas ?)

La fréquence à laquelle opère l'électronique de la lampe fluocompacte a beaucoup d'importance, parce que plus la fréquence est élevée, plus l'antenne que forme le tube émettra de puissance radio. Dans les tubes des lampes fluocompactes actuelles, l'électronique injecte un courant alternatif à une fréquence de plusieurs centaines de kilohertz. Mais il est totalement inutile de fonctionner à des fréquences aussi élevées... Pour le tube comme pour les utilisateurs, des fréquences de quelques centaines de Hertz seraient largement suffisantes et n'engendreraient virtuellement pas de pollution radio. On utilise des fréquences aussi élevées parce que cela permet d'utiliser des composants électroniques plus petits, donc un peu moins chers...

Voici une photo de câbles informatiques qui portent des ferrites ; les cylindres peu avant les extrémités les câbles. Cela bloque les ondes radio qui pourraient de propager par ces câbles. Dans les magasins d'électronique, on peut acheter des cylindres de ferrite sous forme de deux coques à clipser sur un câble. Cela coûte de l'ordre de 1 € pièce. Quand c'est possible, l'idéal est de faire en sorte que le câble passe quelque fois en boucle dans la ferrite.


ferrites sur des cables
        VGA et USB


J'ai trouvé chez HEMA une lampe fluocompacte dite "flamme" qui ne pollue presque pas en ondes radio. Il se pourrait qu'elle soit dérivée de la nouvelle gamme Philips de lampes fluocompactes "soft tone"... Par contre elle produisait une couleur de lumière désagréable et son spectre est constitué de simples bandes de couleurs, ce qui dérange le cerveau dans sa perception des couleurs des objets.

TOSHIBA commercialise une gamme de lampes à LED qui semble ne pas polluer du tout.

Les lampes économiques posent encore d'autres problèmes de pollution. La pollution chimique bien sûr, et plus subtilement les effets néfastes de leur lumière, par exemple quand elles induisent le système nerveux en erreur [31]. Ces problèmes sont encore et toujours une question de coût. Il faut fabriquer les lampes un peu plus grandes pour que leurs plastiques chauffent moins, etc...

Dans le cas des lignes à haute tension, la solution standard consiste à leur faire véhiculer du courant continu au lieu de courant alternatif. Cela demande un investissement mais il est au moins partiellement rentabilisé par le fait que les lignes ont moins de pertes ou peuvent accepter un courant un peu plus élevé.

Sans modifier les principes de fonctionnement des technologies actuelles, il est facile de réduire de façon énorme leur pollution. Mais ces technologies sont en elles-mêmes dépassées. Leur utilité réelle tend plutôt à permettre à des grands comptes de garder un contrôle absolu sur les communications et de prélever une sorte d'impôt sur la population. Les technologies plus humaines et écologiques leur feraient perdre leur monopole.

Une note : un poste de radio ne pollue pas. Vous ne serez pas exposé à d'avantage d'ondes radio si vous allumez votre simple poste de radio pour écouter une chaîne de radio FM. Le poste capte les ondes qui passent à proximité de son antenne mais il n'en émet pas. En fait, si vous placez des centaines de postes de radio chez vous, toutes antennes déployées, vous devriez être d'avantage à l'abri des ondes...



Quel est exactement l'effet sur la santé ?


Voici une table approximative de ce que me font la Citadelle ou le Bol d'Air, à divers niveaux de force de rayonnement. Elle est en accord avec les effets avérés ou supposés tels qu'ils sont publiés :



10

mV/m
Meilleures capacités de travail

40

mV/m
Travail possible mais avec des erreurs

100

mV/m
Bon moral et bonne santé mais travail impossible / pas de concentration

500

mV/m  
Sensation d'avoir la tête dans un étau, léger mal-être
1


V/m
Après exposition prolongée, difficultés à parler / trouver les mots
10


V/m
Après exposition prolongée, sérieusement malade / alité


La règle générale est qu'il faut multiplier la force de rayonnement par 10 pour entrer dans une nouvelle classe de symptômes.

Il faut également faire des sauts d'un facteur 10 pour comparer des personnes entre elles. Prenons comme référence ces personnes dont j'ai constaté qu'elles avaient des problèmes quand elles travaillent dans un bureau ou une salle de cours exposés. J'ai en gros les mêmes symptômes qu'elles mais au dixième de la force. D'autres personnes semblent insensibles à ces ondes... mais je crois qu'en réalité il leur faut une force de rayonnement encore dix fois plus élevée pour développer les mêmes symptômes. Les personnes caricaturalement electrohypersensibles, comme on les montre parfois à la télévision, sont peut-être encore dix fois plus sensibles que moi. Entre les personnes peu sensibles et ces personnes hypersensibles, l'écart serait de l'ordre de 1.000.

Les symptômes sont également différents suivant les personnes. Certains ont des maux de tête, d'autres une fatigue anormale. Quelques personnes, comme moi, ne perçoivent rien de douloureux ou de désagréable mais se trouvent dans l'incapacité de réfléchir ; de se concentrer pour faire un travail. Sous 300 mV/m, je peux devenir complètement "chèvre". Je tourne en rond dans des tâches répétitives. Je me sens bien mais complètement idiot. Je peux finir par ne plus pouvoir parler correctement. Je dois chercher mes mots, ça bloque... S'il se confirme que certaines personnes deviennent atteintes de problèmes psychiatriques quand elles logent dans des endroit très exposés, ce serait dû à un effet de cette nature.

La diversité des symptômes et des niveaux de sensibilité rend virtuellement impossible de se rendre compte du fait qu'il y a un problème grave à l'échelle de la ville. Par exemple il m'a fallu près de deux ans pour simplement réaliser que c'est toujours aux mêmes endroits que je pouvais travailler ou non ! Je partais du principe qu'il y a des jours sans et qu'on ne peut rien y faire. Beaucoup de personnes ont de sérieux problèmes de santé à cause de cette pollution mais elles n'ont pas la moindre chance de réaliser quelle en est l'origine, si un travail d'information n'est pas fait. Il me parraitrait même normal que des personnes qui font des mesures tous les jours dans un cadre professionnel, ne perçoivent pas de lien entre les problèmes de personnes et la force des ondes radio à chaque endroit. À un endroit où la pollution est forte, elles peuvent ne trouver aucune personne malade. À un autre endroit il y a une personne malade mais la pollution est faible... À encore un autre endroit, la pollution est également faible mais les symptômes d'une personne malade sont complètement différents. Allez y retrouver un schéma... Pour prouver les effets de la pollution radio, il faudrait procéder comme moi : demander à la personne de donner un autre endroit, de préférence où elle mène une activité similaire, et où elle n'a pas de problème. Alors, on peut éventuellement constater que l'endroit où la personne a un problème est celui qui est le plus pollué.

Il me parait également clair qu'une bonne partie de la population doit avoir une vie "juste un peu diminuée". Il n'y a pas de problème clairement perceptible mais... on est un peu plus fatigué, un peu plus irritable... À l'échelle de toute une ville, cela représente une perte sociale et économique énorme.

J'ai remarqué qu'il y a une ressemblance avec les effets de l'empoisonnement par radiations (qui peut arriver par exemple lors d'un accident dans une centrale nucléaire). J'ai envoyé une lettre ouverte à Monsieur le Bourgmestre pour le lui expliquer [5]

Quand une personne meurt quelques jours après avoir été irradiée, elle se décompose presque sur place. Mais, si les cellules de son corps se dissolvent, ce n'est pas parce que les radiations les ont détruites à ce point. Le dommage physique causé par les radiations est infime. Les cellules se dissolvent parce qu'elles s'autodétruisent ! Elles font cela, parce que les dégâts causés par les radiations déclenchent les réactions de stress des cellules : elles s'isolent, consacrent leurs ressources à protéger leurs parties vitales, s'empoisonnent dans leurs déchets qu'elles n'éliminent plus... En cas d'état de stress extrême, elles déclenchent leur autodestruction (apoptose), dans le but de protéger le reste de l'organisme. Le fait que les cellules déclenchent elles-mêmes leur état de stress, peut expliquer pourquoi les niveaux de sensibilité aux ondes radio sont si différents d'une personne à l'autre. Les cellules d'une personne réagissent plus fort que celles d'une autre personne. Le niveau de sensibilité peut donc augmenter avec le temps... et il peut diminuer. C'est ce qu'on essaye d'obtenir dans certains traitements médicaux contre l'électrohypersensibilité. On donne des antioxydants à la personne pour améliorer le confort de ses cellules, on essaye d'éliminer des métaux toxiques qui pourraient freiner les mécanismes de régulation de la cellule... Et aussi : on expose la personne à des ondes radio calibrées, dans le but de faire une sorte de rééducation de ses réflexes psychologiques et peut-être physiologiques.

La radioactivité et les ondes radio peuvent déclencher l'état de stress des cellules, mais, les effets de la radioactivité et des ondes radio qui mènent à cela, sont différents. La radioactivité fait "éclater" des éléments des parois cellulaires. C'est le fait que ces molécules détachées des parois flottent dans la cellule, qui déclenche l'état de stress. Les ondes radio, aux niveaux de puissance usuels, ne peuvent pas faire de tels dégâts. Par contre elles peuvent mettre des ions en mouvement et perturber le fonctionnement de macromolécules comme les portes cellulaires. Cela fragilise la cellule. Les perturbations sont interprétées comme une agression et la cellule peut déclencher l'état de stress ; se fermer au monde extérieur par précaution.

Un ami m'a rapporté que l'on a mesuré 25 µSv/h à Fukushima [6] et m'a demandé quelle serait la dose que recevraient d'après moi les employés de bureaux que j'ai constatés être malades à cause des ondes FM. La réponse est de l'ordre de 100.000 µSv/h mais cela doit être nuancé. Pour que de la radioactivité déclenche les mêmes symptômes (maux de tête, fatigue anormale, difficulté de concentration) il faut une dose d'irradiation de l'ordre de 1 Sv. Si l'on pose que ces personnes sont fortement malades après 8 heures de bureau (souvent moins...), elles reçoivent donc l'équivalent d'un dixième de Sievert par heure, soit 100.000 µSv/h... J'ai par ailleurs estimé [7] que ces personnes reçoivent une quantité d'énergie radio de 1.000 µJ/kg/h, ce qui en unités d'exposition à la radioactivité donnerait 1.000 µGy/h. Le facteur de correction pour estimer l'impact physiologique des ondes radio FM serait donc de 100. En d'autres termes : 1 J d'ondes radio FM aurait les mêmes effets que 100 J de rayonnement ionisants d'électrons ou de photons de haute fréquence. Mais cette comparaison porte uniquement sur ces symptômes de malaise. Elle ne convient pas pour l'effet mortel de la radioactivité, ni pour l'effet cancérigène. De plus, ce facteur 100 correspond aux personnes observées. Elles sont presque toutes de petite taille (donc plus susceptible d'être en résonance avec les ondes radio FM) et probablement plus sensibles que la moyenne de la population. Dans mon cas, qui suis électrosensible au sens médical, comme j'ai des problèmes à une force de rayonnement 10 fois plus faible que ces personnes, le facteur de correction serait de 10.000... Pour une personne peu sensible, le facteur de correction pourrait être de l'ordre de 1 voire 0,01. Et si on expose à des ondes GSM ou Wi-Fi au lieu d'ondes FM, ces facteurs doivent peut-être être divisés par 10.000.

Essayons de comparer l'effet mortel de la radioactivité et des ondes radio. Si une personne est exposée à 10 Sv sur un laps de temps court comme une heure, le décès est probable, par autodestruction des cellules du corps à cause de leur mise en état de stress extrême. Pour que des ondes radio tuent de façon rapide, il faut que leur puissance soit telle qu'elles fassent chauffer le corps à plus de 40 °C [8] [9]. Il faudrait être exposé pendant une heure à 4 W/kg d'ondes radio FM pour que le corps atteigne une température dangereuse de 40 °C [7]. Supposons que 10 W/kg seraient mortels ; cela ferait 36.000 J/kg, soit en unité de radioactivité 36.000 Gy. Un chiffre considérablement plus élevé que 10 Sv ! Même en supposant que l'énergie radio est délivrée de façon instantanée, ce qui ne demanderait que la moitié de l'énergie pour obtenir un risque mortel, il n'y a pas de comparaison.

Pour l'effet cancérigène, la comparaison est beaucoup plus difficile. Des statistiques peuvent être faites à Liège, en se servant des dossiers médicaux existants et en mesurant ou estimant l'immission radio aux endroits où les personnes ont séjourné. En l'absence de telles statistique, la moins mauvaise source de comparaison est peut-être la condamnation du Vatican pour l'effet cancérigène de ses émetteurs [10] [11]. Je me souviens avoir lu que la force de champ que ces émetteurs imposaient sur des habitations était de l'ordre de 7 V/m RMS. Cela triplerait le risque de leucémie chez les enfants... La Citadelle impose sur le centre-ville de Liège seulement 0,5 V/m RMS. Les personnes que j'ai constatées être malades ne sont exposées qu'à de l'ordre de 0,06 V/m RMS. Une force de champ de 0,5 V/m est en gros 10 fois inférieure à 7 V/m. Cela veut dire que la puissance est de l'ordre de 100 fois inférieure. Donc le risque de cancer au centre-ville de Liège doit être pris en compte mais il est en principe très inférieur à un facteur 3. Le nombre de cancers qui sont peut-être causés par la Citadelle doit être marginal en comparaison du nombre total de cancers. Tout au moins si on peut comparer ces deux sources différentes d'ondes radio. Radio Vatican émet des longues et courtes longueurs d'onde, qui, comme les ondes GSM et Wi-Fi, sont en principe sensiblement moins dangereuses que les ondes FM... sans pour autant être inoffensives [22]. Pour essayer de faire une comparaison chiffrée, si j'interprète correctement les données trouvées en ligne [12] [13], il faut entre 3,5 Sv et 50 Sv de radioactivité pour doubler le risque de cancer. 3,5 Sv serait pour une exposition aigüe comme les explosions nucléaires et 50 Sv serait pour une exposition plus étalée dans le temps. Un adolescent soumis aux 7 V/m de Radio Vatican développe peut-être 0,1 Gy/h d'énergie radio dans son corps. Supposons qu'il subit cela 8 heures par jour pendant 10 ans, cela donne 3.000 J/kg, ce qui ferait 3.000 Gy en unité de radioactivité. Ces chiffres et ces calculs sont très arbitraires mais ils indiquent qu'à énergie égale les ondes radio sont beaucoup moins cancérigènes que la radioactivité. En ce qui concerne les ondes GSM, des études aboutissaient à la conclusion d'une augmentation significative du risque de cancer dans la tête pour les usagers intensifs. J'ai calculé l'énergie reçue par leur tête sur 10 ans et j'arrive à quelque chose comme un équivalent de 2.000.000 Gy. Ce n'est qu'un calcul indicatif, ce chiffre ne doit pas être pris à le lettre, mais il indique une fois de plus que le danger, à énergie égale, est considérablement moindre pour les ondes radio que pour la radioactivité. (Plus tard, des études qui semblent avoir été faites par des gens sérieux, sont arrivées à la conclusion qu'il n'y a pas de danger de cancer significatif pour les utilisateurs adultes, même après 20 ans d'usage [28] [29].)

Les effets des ondes radio généralement débattus concernent le système nerveux. Mais qu'en est-il des glandes endocrines, qui ont un impact majeur sur le fonctionnement de l'organisme, ou d'organes comme le foie, qui sont le siège de réactions chimiques complexes et vitales ? Que ce passe-t-il quand les cellules de ces organes se mettent en état de stress ?

Tout le monde a été sidéré de constater qu'un accident nucléaire majeur peut arriver dans un pays de haut niveau technologique comme le Japon. Plusieurs éléments ont concouru à cela : des contrôles de sécurité mal effectués, l'absence de centre de gestion de crise le jour de l'accident, des pompes qui ne peuvent fonctionner que si la cuve est sous pression, le fait qu'à la fois les lignes de transport de courant et les groupes électrogènes de secours avaient été mis hors service par le tsunami... Mais surtout, l'ami susmentionné m'a amené à comprendre qu'il y a un défaut fondamental dans toutes les centrales nucléaires : elles n'ont pas de mode d'arrêt passif. Certes, elles sont bardées de systèmes de sécurité... Par exemple en Belgique, les barres de contrôle sont suspendues par des crochets en plombs. Si la température monte trop haut, les crochets fondent et les barres descendent inévitablement dans le cœur pour freiner son activité. Mais, les barres de combustible d'un cœur mis complètement à l'arrêt, continuent à produire beaucoup de chaleur pendant des mois. Cette chaleur doit impérativement être évacuée, donc par un fluide envoyé par des pompes. Sinon, le cœur finit inéluctablement par fondre. C'est ce qui est arrivé à Fukushima. Pourtant, il existe des designs de centrales qui n'ont pas besoin d'un refroidissement forcé... qui ne peuvent pas fondre ou exploser si soudain tout lâche. Les centrales qui ont été construites sont dérivées de modèles mis au point pour usage militaire, par exemple pour les sous-marins. Ce sont les premiers modèles mis au point. Pourquoi a-t-on utilisé cela pour un usage civil, alors qu'un élément fondamental de sécurité était enfreint, avec des conséquences potentielles aussi énormes ? Peut-être pour la même raison que le système GSM... Lui aussi avait été mis au point pour usage militaire. Les militaires américains auraient d'ailleurs correctement estimé qu'il est trop dangereux pour les utilisateurs et l'avaient refusé... Une fois que vous avez ce système en main, il faut le rentabiliser. Il faut le fourguer partout où c'est possible. Idéalement, il faut réussir à en faire le standard de facto. Des sommes colossales sont en jeu. Pour que ces sommes vous reviennent, l'important n'est pas qu'on installe des centrales nucléaires ou une infrastructure de téléphonie cellulaire. L'important, est que l'on installe le système dont *vous* avez les brevets. Il faut imposer *votre* système, même s'il est gravement imparfait. Comment fait-on cela ? Marketing, propagande, séduction, gros cadeaux, propos rassurants, écartement des ennuyeux, achat des concurrents, réduction de la qualité de l'enseignement dans les pays visés, assujettissement de la carrière des politiciens démocratiquement élus, appels au bon sens, prise de contrôle des organismes de contrôle... Au final, cela peut coûter beaucoup plus cher que la mise au point de systèmes fiables. Mais cela coûte peu au départ et cela permet d'écraser ceux qui prenaient le chemin de la mise au point de bons systèmes. Ensuite, il faut garder le cap.



Les ondes FM sont plus dangereuses que les ondes GSM ?


Je prétends que oui (ce qui ne veut pas dire que les ondes GSM ne présentent pas de danger).

Les ondes de télévision "VHF" sont également très dangereuses, en principe. Tandis que les ondes de télévision "UHF" ressemblent d'avantage aux ondes GSM.

Les ondes radio ont une "taille", que l'on appelle "la longueur d'onde" :
Le corps humain est plutôt "opaque" aux ondes GSM. Quand vous bombardez une personne avec un rayonnement GSM ou Wi-Fi, c'est un peu comme si vous lanciez des pamplemousses. La personne ne sera touchée que par les pamplemousses qui heurtent directement la surface présentée par son corps. La majorité de la puissance de ces ondes qui percutent, va se développer à la surface du corps. Seule une partie de la puissance atteint les organes vitaux à l'intérieur du corps. Comme si, les pamplemousses faisaient des bleus sur la peau mais n'engendraient que des chocs faibles au niveau du foie, des intestins...

Le corps humain est plutôt "transparent" aux grandes longueur d'onde. Elles le traversent, comme une grande vague passe sur un poteau. Il y aura bien quelques embruns et un peu de pression sur le poteau mais l'essentiel de la vague passe son chemin sans perturber le poteau.

Par contre les ondes FM... leur puissance est absorbée par le corps humain presque au maximum de ce qui est théoriquement possible. La puissance se développe dans la masse du corps, tous les organes vitaux écopent. Le corps capte même la puissance de l'onde qui passe plusieurs décimètres à gauche et à droite de lui. Un monstrueux flux et reflux de courant parcourt le corps de haut en bas. Quand le flux de courant a parcouru une fois la longueur du corps et s'est massé dans la tête, par un effet ressort il repart en sens inverse pour aller se tasser dans les pieds. Et c'est reparti pour la tête... Ce flux est comme piégé à l'intérieur du corps et il écoule son énergie en ayant des effets sur les cellules, les organes...
C'est un phénomène équivalent à celui de la "sympathie" en musique. Si vous jouez une note d'une trompette à côté d'un piano (en ayant relevé les amortisseurs des cordes), vous entendrez une des cordes du piano continuer à tinter quand la trompette s'est éteinte ; la corde qui correspond à la note que la trompette a jouée... Pour la fréquence de 100 MHz des ondes FM, le corps humain est cette corde.

Cette publication montre en détails que les ondes FM font le plus dégâts à un humain : [7]

Il existe aussi des arguments pour affirmer que les ondes GSM ou Wi-Fi sont spécialement dangereuses. Un premier argument est qu'elles sont "pulsées" à basse fréquence et ces basses fréquences sont dangereuses. Je crois que cette pulsation augmente bien le danger mais pas pour la raison généralement avancée. Le corps humain n'est pas capable de "détecter" cette basse fréquence. Par contre, le fait que le signal est fortement modulé génère toute une gamme de hautes fréquences qui augmentent le risque de perturber certaines molécules spécifiques dans les cellules.
Un autre argument est que les ondes GSM et Wi-Fi sont adaptées pour décrocher les ions de calcium et de potassium qui tapissent les membranes cellulaires. Les ions de calcium tendraient à consolider les membranes, tandis que les ions de potassium tendraient à les fragiliser. Les ondes GSM / Wi-Fi les plus dangereuses seraient celles qui ont juste assez de puissance pour décrocher les ions de calcium mais pas assez pour décrocher les ions de potassium. Ce sont des ondes de relativement faible puissance. Des ondes plus puissantes seraient moins dangereuses, parce qu'elles décrocheraient également les ions potassium. Je ne peux pas infirmer ou confirmer cette théorie, je peux juste faire le constat que je ne l'ai jamais vue défendue dans une publication sérieuse. Et, dans mon expérience, les dommages causés par les ondes radio sont toujours proportionnels à leur puissance.

J'ai bien entendu cherché à constater par moi-même l'effet des ondes GSM ou Wi-Fi. Dans un sous-sol, j'ai trouvé un transpondeur Wi-Fi qui émettait à plein régime. Il y avait plus de 1 V/m en pic à l'endroit où je me suis assis. Au bout d'une demi-heure, j'avais un peu l'impression d'avoir la tête enserrée... mais je continuais à travailler. Si cela avaient été des ondes FM, un peu plus de 0,010 V/m auraient suffi pour m'empêcher de travailler. Donc, je suis au moins 100 fois plus sensible aux ondes FM qu'aux ondes Wi-Fi. En interprétant platement la publication mentionnée ci-dessus ([7]), les ondes FM devraient être seulement 6 fois plus nocives que les ondes Wi-Fi... Notons également que cette comparaison concerne les effets neurologiques immédiatement perceptibles ; je ne sais rien des micro-lésions vasculaires qui auraient pu se développer ni du risque de cancer.

La norme actuelle de 3 V/m RMS (par opérateur), que l'on applique aux antennes-relais GSM, me semble délirante. 0,1 ou 0,2 V/m devraient être des maximums. Et encore, il faudrait veiller à être en général en dessous de cela. Mais clairement, il faut traiter les ondes FM (et de télévision VHF) comme un cas particulier et imposer des normes beaucoup plus basses pour elles.

La réponse de Monsieur l'Échevin de la Santé de la Ville de Liège [2] traduisait un début de prise en compte du fait que les ondes FM pénètrent plus profondément dans le corps.


Un esprit aiguisé pourrait faire remarquer ceci : les lampes fluocompactes émettent à une fréquence qui approche 1 MHz, soit une longueur d'onde de près d'un kilomètre. Cela ne devrait pas être très dangereux... pourtant je me plains d'avoir été cruellement blessé en tenant une lampe fluocompacte à une certaine distance de ma tête. En principe, l'explication est que je me trouvais dans le "halo de proximité" de la lampe. Il y avait un couplage direct entre l'oscillation dans la lampe et mon corps. Cela permet un transfert d'énergie beaucoup plus important, que si l'on est simplement traversé par une onde qui vient de loin. Je redoute qu'il se passe la même chose pour les ondes FM dans les immeubles, ce qui pourrait ajouter à leur nocivité. Elles parcourent les parties métalliques dans l'immeuble et si un corps humain se trouve à proximité de ces parties métalliques, il pourrait écoper d'une puissance anormalement élevée.

Un autre phénomène propre aux immeubles pourraient être les champs tournants. Les ondes font écho dans l'immeuble et viennent vers vous de plusieurs directions. Cela a pour effet que leur somme change en permanence de direction ; oscillant, voire tournant sur 360°.

J'ai écrit un programme de calcul numérique pour simuler la propagation d'ondes radio autour d'une structure métallique. L'image ci-dessous montre une simulation d'une coque de métal dont le diamètre est comparable à la longueur d'onde. Une première version de ma tente était constituée de cette façon. Elle m'avait collé la sensation d'avoir une casserole à la place du crâne quand j'étais resté un certain temps à l'intérieur, ma tête placée à l'endroit où vous voyez les vecteurs de Pointing jaune vifs sur l'image. Les ondes radio sont concentrées à cet endroit... Si vous cliquez sur l'image vous devriez pouvoir voir la vidéo, qui montre de surcroît la rotation du vecteur du Pointing (faites en sorte que la vidéo soit jouée en boucle).


champ de vecteurs de Pointing
          autour d'une coque de métal


Attention : les assertions ci-dessus découlent de mon expérience et de mes observations, des calculs que j'ai pu faire (de moins en moins erronés au fil du temps) et de publications qui semblent les corroborer. Mais la réalité des ondes radio est complexe. Tout est encore loin d'être connu sur la question et je n'en maitrise qu'une partie. Par exemple, la comparaison ci-dessus ne mentionne pas le fait que les ondes FM et les ondes GSM ne mettent pas en résonance les mêmes molécules à l'intérieur des cellules. Ce serait comme comparer un tremblement de terre et un concert rock. Les deux font des dégâts, les deux sont des ondes de choc... mais ce n'est pas identique.

Vous voulez une indice du fait que les ondes FM engendrent un courant dans le corps humain ? J'ai fabriqué un court bâton dont les extrémités étaient des pochoirs de papier aluminium froissé. Entre les deux, un fil électrique et une LED qui s'allume si du courant à haute fréquence passe (comme le serpent). J'enserre une extrémité du bâton avec une main et je presse l'autre extrémité contre mon front. Mon bras, le bâton, mon front et mon torse forment alors une boucle, ce qui convient très bien pour capter des ondes radio. Bingo : la LED s'allume. Si j'éloigne le bâton de mon front d'un centimètre, la LED s'éteint. Dans la photo ci dessous, la Citadelle est au centre de l'image.


test du passage du courant
        dans un corps humain, engendré par des ondes radio FM


Un autre indice est que la présence d'un corps humain perturbe fortement les mesures. Cela prouve qu'un courant circule dans le corps à cause des ondes radio. Si le corps était parfaitement conducteur, comme du cuivre, le courant circulerait uniquement à la surface du corps. Les organes internes seraient épargnés. Mais, vers une fréquence de 100 MHz, le corps présente une résistance électrique, de l'ordre de 100 Ω. Cela force le courant à circuler d'avantage à l'intérieur du corps.

Le fait que le corps influence fortement les ondes radio FM oblige à placer l'appareil de mesure loin de soi, au minimum le tenir à bout de bras et/ou au dessus de la tête. Et bien sûr loin de grands objets métalliques. Mais, cela présente aussi un grand avantage quand on veut évaluer la direction approximative d'où proviennent les ondes. Tenez l'appareil de mesure à hauteur de votre ventre, à disons 40 centimètres de votre ventre. Tournez lentement sur 360°. Quand vous êtes dans la direction d'où proviennent les ondes, l'appareil affiche la mesure la plus élevée, au moins le double de ce qu'il affiche quand vous êtes dans la direction opposée. Si vous utilisez un appareil peu sélectif, qui ne vous informe pas sur la fréquence, cela permet également d'évaluer très approximativement le type de fréquence. Si en tournant autour de vous, la mesure de l'appareil ne change presque pas, cela indique qu'il s'agit d'ondes courtes ou de grandes longueurs d'ondes. Si la mesure varie, mais elle change peu quand vous rapprochez l'appareil de votre corps et vous obtenez une meilleur directivité, vous êtes peut-être en présence d'ondes GSM. (Il existe beaucoup de cas particuliers qui faussent ces méthodes.)



Qu'en dit la médecine ?


Essentiellement, elle n'a pas encore réussi à se mettre d'accord. Et peut-être qu'on l'aide un peu pour ça.

L'origine des normes actuelles se trouve dans une question très simple : est-ce que ça peut faire cuire votre bras, votre tête... ? Si ce n'est pas le cas alors ce n'est pas dangereux. Pour la population civile, on prend des normes très sévères : il ne faut pas que le rayonnement puisse faire augmenter la température de votre corps même d'une fraction de degré centigrade. Ainsi, pas de discussion, tout le monde est à l'abri ! Vous ne vous trouvez pas à l'intérieur d'un four à micro-ondes donc tout va bien...

Manifestement, l'élévation de température n'est pas la seule atteinte à la santé que peuvent causer les ondes radio. Elles font faire des mouvements anarchiques à certaines molécules-clés à l'intérieur des cellules, elles causent des déplacements d'ions qui fragilisent les parois cellulaires... entrainant des problèmes et des réactions beaucoup plus subtils que la cuisson. Quand les cellules du corps "se rendent compte" de ces effets anormaux, elles se mettent en état de stress. Elles se ferment, cessent de communiquer avec les autres cellules. Elles déclenchent des mécanismes qui servent à protéger des molécules vitales contre une élévation de la température (on a donc une partie des effets de la cuisson même s'il n'y a aucune élévation de la température). La cellule ne remplit plus sa fonction, elle épuise ses réserves, s'empoisonne dans ses propres toxines et peut déclencher les réactions de stress à l'échelle de tout l'organisme. On obtient ainsi ces personnes qui sont extrêmement fatiguées ou qui souffrent de maux de tête.

Cela fait deux ans que je lis des publications sur la question. La thèse officielle est qu'il y a des études scientifiques qui aboutissent à la conclusion qu'il y a un problème, et puis aussi il y a des études scientifiques qui aboutissent à la conclusion qu'il n'y a pas de problème. Alors, on coupe la poire en deux : on ne va rien changer mais on va dire aux gens d'être prudents ! "Et on continue à étudier la question, donc vous ne devez pas vous faire de soucis."

Je suis tombé sur quelques publications qui sont manifestement financées par des crapuleux (je n'ai pas dit par le lobby de la télécommunication. Mon ami et moi faisons de la télécommunication mais nous ne sommes pas des crapuleux pour autant.) Il existe quelques mercenaires qui sont payés grassement pour faire de la désinformation la main sur le cœur, de préférence en parlant de leurs enfants et en expliquant avec des mots simples que personne n'aurait intérêt à mettre en danger la santé de la population [23]. Un filon plus répandu consiste, je crois, à sélectionner des farfelus qui disent par hasard quelque chose qui vous convient. Vous leur offrez un poste, un salaire, une visibilité... Il sont encore meilleurs que les mercenaires, parce qu'il sont sincères. On utilise aussi des personnes prises en otage ou endoctrinées voire simplement des acteurs qui répètent un texte.

Beaucoup de publications aboutissent à la conclusion qu'elles n'ont pas constaté d'effet négatif dans le cadre de ce qu'elles ont étudié. Et je suis parfaitement d'accord avec elles ! Si une étude aboutit à la conclusion qu'il n'y a aucune différence sur une population témoin quand on allume ou quand on éteint des routeurs Wi-Fi à proximité, que voulez-vous que je vous dise... je passe mon temps dans des bâtiments où il y a presque un routeur Wi-Fi par salle et je n'ai jamais pu constater que cela me cause le moindre problème, alors que je suis électrosensible. C'est même justement parce que il y a des routeurs Wi-Fi partout, que leur rayonnement est aussi faible... parce que chacun ne se trouve qu'à quelques mètres de l'ordinateur portable qu'il dessert et il émet donc une puissance très faible, de même que l'ordinateur portable lui-même. Les transpondeurs sont placés très haut dans les pièces, donc toujours loin des personnes. J'utilise autant que possible les câbles ethernet mais un jour je me suis rendu compte qu'un de ces câbles véhiculait un rayonnement radio parasite. J'ai enlevé le câble et j'ai utilisé le Wi-Fi...
Un ami avait constaté qu'il dort mal s'il laisse son routeur Wi-Fi allumé, un étage plus bas. Aha ! Et bien non : après examen, il est apparu que l'alimentation électronique de ce routeur produisait une pollution radio énorme, comme les lampes fluocompactes. C'était cette pollution radio qui dérangeait, et non le faible rayonnement Wi-Fi émis par l'antenne du routeur...
Mon propos n'est pas de prétendre que le Wi-Fi est inoffensif. Il y a peut-être des effets à long terme (il faut donc en particulier protéger les enfants). Il me parait évident qu'il ne faut pas se placer juste à côté d'un transpondeur Wi-Fi. Les constructeurs de PC portables devraient légalement être contraints de permettre aux usagers de limiter la puissance d'émission à un minimum (la pénalité est que le débit en émission est plus faible, ce qui en général n'est même pas une contrainte). Ce que je prétends, est qu'une étude qui aboutit à la conclusion qu'il n'y a aucun effet perceptible chez des personnes exposées pendant quelques heures à un rayonnement Wi-Fi normal, ne fait qu'établir ce que j'ai observé par moi-même.

Dans certains cas, on se demande si l'auteur a fait exprès de passer à côté du coche ou s'il a manqué de chance. Parce que, il est très facile de faire une étude qui aboutit à la conclusion que les ondes radio sont inoffensives. Pour les personnes dont j'ai constaté qu'elles sont manifestement malades à cause des émissions FM de la Citadelle, l'effet ne se manifeste qu'après quelques heures d'exposition, au minimum des dizaines de minutes. Si un beau matin vous placez ces personnes à quelques mètres d'une antenne, vous les exposez dix minutes et vous leur demandez si elles vont bien, elles répondront que oui... "Il n'y a pas d'effet." Réciproquement, une fois que l'effet c'est installé, il dure un certain temps. Il a une rémanence. Si vous placez la personne malade à l'intérieur d'une cloche de protection et vous lui demandez de but en blanc si elle se sent mieux, elle vous répondra que non... Un autre exemple : quand je suis dans un endroit fortement exposé, mon cerveau bloqué se met à tourner en rond entre des tâches stéréotypées. Si pour déterminer l'effet des ondes radio vous exposez des personnes et vous observez si cela a un effet sur leur aptitude à faire des tâches stéréotypées... Vous pourriez même arriver à la conclusion que les ondes radio sont favorables au travail.

L'effet des ondes est cumulatif. Un ami m'a expliqué le cas de son frère qui fait du deltaplane. Pour cela il porte un casque avec un équipement radio. Cela lui collait un mal de tête... Mais il utilisait également souvent un GSM pour son métier. Il se retrouvait en fin de journée avec la tête comme un seau. Il a acheté une oreillette pour le GSM... et depuis, la radio du deltaplane ne lui cause plus de problème. Mais l'inverse est également vrai. Il peut y avoir saturation des effets des nuisances. Avant, quand je ne me protégeais pas de la Citadelle, je ne percevais pas de problème quand j'utilisais mon GSM contre la tête. Depuis que je me met à l'abri de la Citadelle... mon GSM s'est mis à me déranger. J'ai été forcé d'acheter une oreillette. Donc, dans une ville comme Liège qui est baignée dans un rayonnement FM très puissant, il est peut-être plus facile de faire un étude qui aboutit à la conclusion que les GSM ne dérangent pas leurs utilisateurs... Plus subtilement, si on fait l'étude sur du personnel d'un administration qui est harcelé par la direction, leur état naturel de dégradation par le stress pourrait faire qu'un rayonnement radio par dessus ne causera pas de dommage supplémentaire significatif. Il n'y a que les gens heureux qui sont dérangés par les ondes radio, éliminons les gens heureux.

Et puis, il y a les publications qui ont étudié à peu près les mêmes choses que moi et qui arrivent à peu près aux mêmes conclusions : ça a un effet néfaste.

Il existe beaucoup de publications qui dénoncent les effets des ondes radio [14]. Certaines sont particulièrement effrayantes et concernent des ondes FM ou de télévision [15].

Les média sont souvent irresponsables dans leur interprétation des études. Si un chercheur arrive à la conclusion que les ondes GSM ne perturbent pas une certaine fonction bien précise de l'organisme, les média titreront que "l'université de Leicester prouve que les GSM sont sans danger !" Ils aiment aussi faire le contraire, comme d'expliquer qu'il est évident que les ondes radio c'est dangereux, regardez ce qui arrive à un œuf que vous mettez dans un four à micro-ondes. Certaines choses sont plus subtiles, comme de montrer des photos de cerveaux de rats qui ont été exposés à des intensités normales de rayonnements GSM. Il faut être irresponsable pour tenir un GSM contre sa tête... mais si les cerveaux des rats sont dans cet état, la raison en est que les ondes GSM sont adaptées pour causer un maximum de dégâts dans un corps qui a la taille d'un rat. Elles ne peuvent pas faire les mêmes dégâts sur un humain, à puissance égale (pour un humain, il faut des ondes FM...) Le plus souvent, les médias se contentent de répercuter le bruit de fond ambiant : "oui il y a peut-être un problème mais ce n'est pas prouvé, on étudie la question, c'est de votre responsabilité et puis de toute façon ahlala on ne peut pas s'en passer."


J'ai essayé de montrer l'effet des ondes radio par une petite expérience. Elle n'a qu'une valeur indicative, elle ne constitue pas une preuve scientifique. Dans un meuble de cuisine, j'ai étalé deux bandes de graines de cresson sur de la ouate. Juste derrière la cloison, j'ai placé une lampe fluocompacte particulièrement polluante (derrière l'endroit où se trouve la sonde thermique grise sur la photo). Quand le cresson a germé, il n'y a pas eu le moindre effet perceptible. La hauteur des pousses était la même partout... Ensuite j'ai empoisonné la ouate avec des métaux et j'ai laissé mourir lentement le cresson. Une moisissure c'est développée sur la ouate. Cette fois, l'effet a été net. Comme on peut le voir sur la photo, le cresson loin de la lampe est toujours debout, tandis que le cresson proche de la lampe est couché et présente un mauvais aspect. Le support ne présente pas de bosse qui aurait défavorisé le cresson au milieu... La sonde thermique a servi a établir qu'il n'y avait pas de différence de température observable. Cette seule expérience ne prouve rien mais elle montre une chose que j'ai observées pour l'impact des ondes FM sur les humain : les personnes atteintes ont souvent un problème de santé à la base. De même que le cresson n'a commencé à être influencé que quand il était agressé, les personnes atteintes ont souvent un aspect un peu maladif, sont âgées, ont un problème connu au cerveau...


cresson atteint par le
        rayonnement d'une lampe fluocompacte


Il est de plus en plus fréquent que des publications officielles prennent en compte les effets des ondes radio dont la puissance est beaucoup trop faible pour élever la température du corps. Madame la Ministre Fédéral de la Santé m'a fait parvenir quelques documents en ce sens. Cela étant, l'existence des personnes électrohypersensibles n'est depuis longtemps plus en doute et cela suffit en soi pour établir la nécessité de remédier au problème posé par les émissions FM. Cela dépend des sources mais de l'ordre de 1 % de la population sont des personnes électrohypersensibles. Sur les 200.000 habitants du centre de Liège, cela représenterait 2.000 personnes pour lesquelles les ondes FM sont une source de souffrance. La forte intensité de ces ondes n'ayant de surcroît aucune utilité technique, il est évident qu'on ne peut laisser les choses en l'état, même s'il ne s'agit de protéger "que" 2.000 personnes. Faudrait-il mettre un panneau d'avertissement à toutes les entrées autoroutières de la ville, pour avertir les touristes électrohypersensibles du fait que, bien que cela ne serve absolument à rien, toute la ville est matraquée d'une force de champ FM de 0,5 V/m RMS ? Faut-il donner instruction aux voyageurs dans les gares de changer de train le plus vite possible ?


Je n'ai pas droit à un logement social parce que je suis électrosensible... Dans le logement qu'on m'a proposé, j'ai eu des difficultés pour parler après une demie heure et après trois quart d'heures le maux de tête ont commencé. Je n'aurais jamais pu vivre là. J'ai donc refusé le logement. Et donc j'ai été radié des listes pour l'obtention d'un logement social. J'ai été en appel. À Charleroi, dans la Société Wallonne du Logement, je suis passé devant une commission. Ils m'ont dit que l'électrosensibilité est à présent reconnue en médecine et que, comme je n'apportais pas de certificat médical de mon problème, ils ne pouvaient donc pas trancher en ma faveur. J'ai envoyé un mail à l'université de Liège et la réponse disait clairement qu'actuellement je ne peux pas obtenir un tel certificat :

Nous n'allons malheureusement pas pouvoir vous aider. Comme vous le savez
peut-être suite à vos lectures sur notre site ou ailleurs,
l'électrosensibilité n'est pas objectivable à ce jour.  Notre équipe étudie
ce syndrome afin de tenter d'en comprendre les causes et le/les mécanismes.
Cette recherche est en cours actuellement.

J'ai donc eu le choix entre la torture par le bruit dans mon logement actuel et la torture par les ondes radio dans un autre logement. J'ai choisi le bruit... Il y a aussi des ondes radio dans mon logement actuel mais moins, j'arrive à m'en protéger avec des bandes d'aluminium autour de la tête. Cela me fait développer des mycoses sur la tête... et vive la dignité humaine en Belgique. Comme tout le monde, je suis confronté à un état en dysfonctionnement, incapable de prendre ses responsabilités même quand il s'agit de problèmes très graves dont les solutions sont simples et peu coûteuses. Alors il reporte la faute sur les citoyens, par exemple en prétendant que je n'avais qu'à produire un certificat médical... alors qu'il est impossible de l'obtenir. Plus globalement, le fait en soi que l'on est obligé d'accepter le premier logement social qu'on vous propose, n'est qu'un façon déguisée d'imposer l'ordre bourgeois du 19ème siècle : le pauvre ne peut pas avoir droit à ce qui lui permettrait de vivre dignement.


Quelques nouveaux exemples de confusion :


Comment vérifier ?


C'est toute la question.

Pour un particulier, la première question à se poser est s'il y a des endroits où vous avez systématiquement un problème (mal de tête, fatigue anormale, incapacité à travailler). Mesurez la force de l'immission d'ondes FM à ces endroits et comparez avec les endroits où vous n'avez pas de problème. Si vous ne disposez pas d'un appareil de mesure, vous pouvez estimer l'immission FM d'après la localisation des endroits. Es-ce qu'on voit la Citadelle ou l'antenne du Bol d'air par une des fenêtres ? Est-ce que c'est sous un toit ou tout au moins dans un des derniers étage d'un immeuble ? Dans les sous-sol, il n'y a en général pas d'ondes radio. Il y en a très peu dans les locaux au rez-de-chaussée engoncés au centre de pâtés de maisons. Certains cas sont traîtres : je me suis par exemple rendu compte que le flanc d'un immeuble envoyait par effet miroir le rayonnement de la Citadelle vers une fenêtre qui semblait à l'abri.

Le prochain chapitre suivant parle des protections. Est-ce que utiliser une protection améliore votre état ?

Les entreprises et les administrations peuvent faire des statistiques sur leur personnel. Est-ce qu'il y a plus de personnes qui ont des problèmes dans les bureaux qui sont plus exposés ? Est-ce qu'il y a des cas de personnes qui refusent de travailler à certains endroits ?

J'aimerais bien que l'on étudie la corrélation entre les cas d'enfants autistes et la force de rayonnement dans les endroits où leur mère a passé du temps pendant la grossesse. Cela vaut aussi pour l'hyperactivité, les troubles d'attention...

Mon rêve serait que pendant deux semaines, chaque jour au hasard on coupe ou on allume l'émetteur. Et on demande à une population test de noter sur un formulaire comment elle se sent chacun de ces jours. Il n'est même pas nécessaire d'arrêter les émissions : s'il y a un budget, on peut placer une antenne temporaire sur une colline inhabitée, plus loin de la ville.

Méfiez-vous des premières impressions. L'effet placebo est une réalité. L'enthousiasme de faire une expérimentation peut masquer bien des choses. Si vous donnez une protection contre les ondes radio à une personne, il est probable qu'elle se porte mieux, non pas parce que les ondes radio la dérangeaient mais parce que vous vous êtes occupé d'elle.

Assurez-vous qu'il n'y a pas une autre explication. Il serait normal que vous ayez des problèmes dans un endroit qui est mal éclairé.

Dans mon cas, j'ai donné une note de 0 à 10 au endroits où je me plaçais pour travailler avant de faire les mesures de l'immission à ces endroits. Dans ce cas, la note que j'ai donnée à chaque endroit n'est en principe pas influencée.

Faire des statistiques est un métier. Si vous pensez avoir réuni des preuves, demandez conseil à une personne qui a des compétences en statistiques.

Cherchez une explication alternative. J'accuse peut-être à tort la Citadelle... Comme par exemple j'avais accusé les lampes néon. Ben oui : plus un local est situé en altitude, plus fort est le signal radio qu'il reçoit de la Citadelle, en gros. Mais également, plus son plafond sera, donc plus les lampes néon étaient proches de la tête. Donc forcément il semble y avoir un lien entre la proximité des lampes néons et mes problèmes. Mais les lampes néon n'y sont pour rien... Un autre exemple : plus les ondes FM atteignent un endroit, plus il est probable que les ondes GSM atteignent cet endroit. Peut-être que tout ce que je crois constater est en réalité causé par les ondes GSM... Je crois que non, mais posez-vous la question et cherchez encore d'autres possibilités.


Une autre approche consiste à se placer à un endroit particulier sur un des bastions de la Citadelle. La force de rayonnement approche 20 V/m en pic, soit dix fois ce que l'on reçoit généralement au centre-ville. Toutes les personnes qui ont essayé ressentaient au moins des problèmes légers après une demie-heure. Mon ami qui installe des émetteurs a confirmé que j'avais bien fait de le mettre en garde de ne pas prendre la voiture tout de suite après. La dernière fois que j'ai essayé, en redescendant l'escalier de Bueren j'ai eu une hallucination : le choc de chaque marche descendue me faisait voir comme un fantôme blanc de l'escalier qui remontait vers moi. L'animation ci-dessous tente de reproduire cet effet :





Voici la position de cet endroit sur Google Maps :

http://maps.google.com/maps?ll=50.65026,5.577378&t=h&z=17


Il se trouve derrière le monument aux soldats. Placez-vous au milieu du mur qui borde le bastion, le plus en altitude possible tout en restant derrière la barrière de sécurité bien sûr. On accède au sommet du bastion par l'arrière.





Le raisonnement est que si ce rayonnement de 20 V/m en pic rend beaucoup de personnes au moins un peu malades en une demie-heure, on ne peut pas exposer la population de Liège en permanence au même rayonnement même si ce n'est qu'à une force de 2 V/m en pic.


Un ami statisticien est très critique quand je propose de faire des statistiques dans des bureaux ou de demander à des hôpitaux de corréler des dossiers de patients avec la distance à laquelle ils habitent ou travaillent d'un pylône d'émission. Il m'explique que le personnel administratif est presque dressé à toujours se plaindre et que les médecins refusent d'utiliser des dossiers de patients. Techniquement, il me dit qu'il y a trop de biais et de variables dans les statistiques faites en milieux extérieurs et que la seule façon valable de procéder est en laboratoire : il faut exposer des groupes témoin à des ondes et leur faire passer des tests.

À mon tour j'ai des réserves contre les tests en labo parce que dans les expériences dont j'ai pu lire le déroulement, les choses sont virtuellement organisées pour que les personnes testées ne constatent pas de problème (délais trop courts, rayonnements dont je sais par expérience qu'ils ne causent pas de problème...) Je sais aussi que certains interlocuteurs refusent d'emblée la validité des tests en labo, en prétendant qu'ils ne sont par définition par représentatifs de ce qui se passe dans la vie réelle. Nous sommes là au cœur de la problématique de la pollution radio : les débats d'experts.

Quand mon ami me dit que telle ou telle statistique que je propose ne permet pas de trancher la question, il a parfaitement raison. Mais à mon sens, une statistique ne doit pas être absolue pour mériter d'être faite. Il faut accumuler des expérimentations et des statistiques, même imparfaites, pour acquérir l'expérience nécessaire pour faire (et justifier le coût de) une statistique indiscutable.

La statistique que j'ai faite sur mon cas a une bonne valeur. Mais on ne va pas déplacer des pylônes pour protéger une seule personne... Les observations que j'ai faites sur d'autres personnes, montrent la nature du problème et permettent par exemple de comprendre pourquoi certaines expériences en labo ne révèlent rien. Mais elles ne constituent pas une statistique valable pour justifier d'ordonner de couper les émissions...

Une bonne statistique consisterait sans doute à distribuer un questionnaire de santé court à un maximum de personnes qui habitent ou travaillent à proximité d'un pylône existant, à remplir tous les jours pendant disons deux semaines. Pendant ces deux semaines, la puissance d'émission du pylône est réduite un jour sur deux, au hasard. Si on constate qu'une partie des personnes se sent systématiquement mieux quand la puissance est réduite... Ou à l'inverse si on constate que la météo et les jours fériés ont une influence mais la puissance n'en a aucune qui soit statistiquement discernable... Voire, comme cela été le cas dans une étude en labo, si on constate que les personnes se sentent stimulées quand l'émetteur est allumé...



Comment se protéger ?


La protection la plus simple et sans doute la meilleure consiste à se placer à un endroit où il y a le moins possible d'ondes radio. Dans un sous-sol, dans un local encaissés au cœur d'immeubles... L'idéal est de disposer d'un appareil de mesure pour vérifier. Au sein d'une pièce, il peut y avoir des zones plus ou moins exposés.

Après des mois d'expérimentation j'ai fini par mettre au point une protection assez efficace : des bandes d'aluminium autour de la tête. Disons que cela me permet de travailler dans des endroits qui ne sont pas trop fortement exposés. J'ai en permanence une bande horizontale autour de la tête, éventuellement cachée sous un chapeau. Chez moi, je suis obligé d'ajouter la bande verticale si je veux pouvoir travailler. Si je rentre chez moi, je m'installe pour travailler et après un quart d'heure je n'arrive plus à avancer, je sais que j'ai gardé mon chapeau sur la tête et oublié de placer la bande verticale... Cela m'a donné de nombreuses occasions de vérifier que l'effet n'est pas psychologique. Par exemple, un jour je me rends compte que je n'arrive pas à travailler alors que je porte mes bandes. Avais-je bénéficié de plusieurs semaines d'effet psychologique et celui-ci vient de s'estomper ? Non : la bande horizontale était interrompue. Le papier aluminium s'était usé jusqu'à se rompre et la bande ne tenait plus que par le papier collant qui la renforçait !





Le logement d'un ami est exposé à près de 1 V/m de rayonnement FM de la Citadelle. (je suppose que c'est un facteur des problèmes de santé mentale qu'il a développés depuis qu'il habité là). Après 10 à 20 minutes assis dans son canapé, je ne suis plus capable de parler correctement. Je ne trouve pas mes mots, je parle par lentes saccades... Si je porte les deux bandes d'aluminium, je peux parler sans problème même après une heure passée chez lui. Malgré tout je finis par sentir qu'il y a un problème ; j'ai des difficultés pour réfléchir. À près de 1 V/m, les deux bandes ne sont pas suffisantes pour me protéger complètement.

Mon programme de calcul numérique semble confirmer qu'une bande de métal protège des ondes FM :





Par contre évitez de par exemple placer comme un bol d'aluminium sur la tête. Cela ne protège pas. Au contraire, cela peut focaliser les ondes et augmenter les dégâts. De même, les bandes ne sont pas une protection adaptée contre les ondes GSM. Elles tendent au contraire à en augmenter les effets. J'en ai fait l'expérience et le calcul le confirme :





En principe, la meilleure protection seraient des ferrites. On vend des peintures à base de poudres de ferrites, pour protéger des locaux. Je n'ai pas réussi à mettre la main sur cela... J'ai juste pu faire une expérience avec de la terre glaise et constater que comme prévu elle affaiblit les ondes GSM. Plâtrer ses murs avec cela serait une bonne idée. Le grand avantage des ferrites est qu'elles absorbent les ondes ; elles les transforment en chaleur, au lieu de les renvoyer dans une direction quelconque comme le font les blindages métalliques. Mais faites attention à la gamme de fréquence pour laquelle un type de ferrite donné est prévu.


Une de mes premières expériences pour vérifier si j'avais un problème avec les ondes radio a consisté à m'envelopper la tête dans du papier alu avant d'aller dormir (ne faites pas cela chez vous). Le résultat le lendemain était étonnant. C'est comme si j'avais enfin pu dormir une vraie nuit. Ensuite j'ai laborieusement monté cette tente blindée, ce qui m'a permis de dormir correctement et de travailler chez moi (ce qui dans une tente pour une personne est un peu inconfortable...) J'ai été obligé de placer plusieurs ferrites sur le câble qui alimentait le portable....

Les blindages peuvent rendre de grands services mais il faut s'en méfier. Par exemple, si vous blindez entièrement une pièce mais à l'intérieur de cette pièce vous placez des appareils électronique, s'ils émettent un peu de pollution radio elle va se répercuter dans la pièce et peut atteindre des valeurs élevées. Un autre exemple : si la pièce a même une petite ouverture et des ondes radio entrent par là, le niveau de rayonnement dans la pièce peut être proche de ce qu'il y avait sans blindage (à moins que des éléments absorbants ne se trouvent dans la pièce...) Dans le doute, un compromis consiste à ne blinder que les faces du local (ou de l'immeuble) qui reçoivent le rayonnement. Cela diminue fortement le rayonnement direct. Les locaux seront toujours exposés au rayonnements indirects, le gain ne sera donc pas énorme, mais on évite certaines mauvaises surprises.

Le comptoir de vente d'une amie se trouve au fond de son magasin. Là, l'immission d'ondes FM est faible. Mais dans la devanture du magasin elle est forte. Entre les deux, la surface est parsemée de supports en métal pour les vêtements. Ils atténuent les ondes... Dans le même esprit, quand je dois rester dans une certaine salle qui est fortement exposée aux ondes (plus de 300 mV/m en pic), je me place parmi de hautes armoires métalliques qu'elle contient dans un coin.

On vend des tissus tissés de fil d'argent [20]. Ils peuvent par exemple servir de tenture si vous avez une antenne-relais GSM en face de votre fenêtre. C'est très efficace contre les ondes GSM... mais de telles tentures n'ont en principe pas beaucoup d'effet contre les ondes de radio FM.



Et ailleurs ?


Leuven

Une personne compétente a essayé un serpent à Leuven et il s'est allumé.

Charleroi


J'ai fait un tour à Charleroi avec mes appareils. Des antennes d'émission FM sont disséminées dans la ville. Voici des photos du Centre Albert (5 kW), l'Hôpital Espace Santé (0,1 kW), l'Université du Travail Hepcut (0,5 kW) et la Mutualité Neutre du Hainaut (1 kW).


Centre Albert, Charleroi        Hôpital Espace Santé, Charleroi


Université du Travail
        Hepcut, Charleroi        Mutualité Neutre du Hainaut


La règle globale est que dans les rues où aucune antenne n'est visible, il y a de l'ordre de 1 V/m en pic. Si une antenne est en vue, il y a de l'ordre de 5 V/m à l'endroit où on se trouve. La situation est donc sensiblement pire qu'à Liège. D'autant plus, que chacune de ces antennes n'émet que une ou deux chaînes radio. Donc la valeur RMS de la force de rayonnement est plus proche de la valeur en pic.

En certains endroits, mon détecteur a saturé. Par exemple au pied de la Mutualité neutre du Hainaut ou, comme le montre la photo ci-dessous, à un endroit où il était plus probable de se trouver dans un lobe de l'émetteur du Centre Albert (quand mon appareil affiche | . cela veut dire qu'il y a plus de 20 V/m en pic). Il doit donc y avoir de nombreux logements et bureaux à Charleroi où même les normes sont explosées. (Je ne suis pas absolument sûr que la saturation de mon émetteur est due aux ondes FM. Il n'est pas sélectif.) Un élément curieux à Charleroi est que les écoles, les mutuelles, les syndicats et les hôpitaux semblent concentrés au centre-ville, donc noyés dans le rayonnement FM de forte puissance.





Un peu toutes les villes de Belgique sont équipées de pareils émetteurs. Parfois il y a seulement une ou deux antennes très puissantes, comme à Liège, et parfois la ville est saupoudrée d'antennes moins puissantes, comme à Charleroi.

Même en mettant de côté la souffrance humaine, combien cela coûte-t-il à la Belgique, en pertes financières et manque à gagner, à cause de l'incapacitage de la population ? Je suis arrivé à l'impression que cela doit être de l'ordre d'une centaine de millions d'euros par an. Mon impression ne veut rien dire mais tant que les autorités refusent de faire des mesures et des statistiques plus fiables...

En particulier, quel en est le coût humain dans l'enseignement ? On parle de violence à l'école, de décrochage scolaire... Ces ondes radio engendrent des problèmes d'irritabilité, de difficulté de concentration... Quelle est leur contribution aux problèmes dans l'enseignement ?

Bruxelles

Comme Charleroi, Bruxelles est tapissée d'émetteurs FM. Mais contrairement à Charleroi, leur puissance est souvent très élevée, comparable à celle de la Citadelle qui irradie Liège. Sur la carte ci dessous, les ludions rouges indiquent les positions des pylônes [26].


Implantantion des
        émetteurs FM à Bruxelles


J'ai suivi l'arc de droite de la petite ceinture, depuis la Gare du Midi jusqu'à la Gare du Nord. Cela m'a fait passer devant les grands émetteurs du centre-ville : "The hotel" (15 kW de puissance, pour Bel RTL),
la Tour du Bastion (5 kW, pour NRJ), le 44 de la Rue de la Loi (10 kW, Joe FM) et la Tour des Finances (30 kW, pour trois chaines de la RTBF).


The Hotel, Bruxelles       La Tour du Bastion, Bruxelles


44 Rue de la Loi, Bruxelles        Tour des Finances,
        Bruxelles


La pollution radio est encore plus puissante qu'à Charleroi. Les antennes-relais GSM sont omniprésentes. Même dans des ruelles, la force est souvent supérieure à 1 V/m, contre de l'ordre de 0,2 V/m à Liège. Dans les espaces dégagés la force est de l'ordre de 2 V/m, ce qui est comparable à Liège.

Une différence importante est peut-être qu'à Bruxelles il y a moins de zones d'ombre. Comme Liège n'est irradiée que par un seul émetteur proche de grande puissance, beaucoup d'immeubles sont protégés par d'autres immeubles. Tandis qu'à Bruxelles, comme le rayonnement FM vient de toutes les directions...

Arte a fait une émission [25] où il est question de la mortalité anormale d'œufs de poule fécondés à proximité d'une antenne-relais GSM. Cela fait écho à ce qu'un ami m'a dit de Bruxelles. Un constat fait par les familles de ses connaissances est que les enfants nés à proximité du centre-ville de Bruxelles ont des faiblesses manifestes tandis que ceux nés dans d'autres villes sont "normaux". Cette observation n'a pas de valeur statistique mais si elle devait être vérifiée, la pollution radio serait un bon candidat pour expliquer le phénomène. La taille des poules fait que les ondes GSM sont ce qui convient le mieux pour leur faire du tort. Pour les humains... ce sont les ondes FM.


Statue du Roi Léopold 1 à
        Bruxelles
 
Sire, ils vous l'ont irradiée !




Comment est-ce possible ?


L'indifférence pour la détresse humaine de certains milieux financiers et industriels est de notoriété publique mais cela n'explique pas tout.

Les théories du complot proposent par exemple que ces émetteurs ont été placés à dessein pour affaiblir les capacités cognitives de la population. Je n'y crois pas trop, entre autres parce que les familles des fonctionnaires concernés sont également victimes.

Un ami qui est du métier m'a expliqué comment on en est arrivé à installer des émetteurs monstres au milieu des villes. Il y a trente ans sont apparues les "radios pirates". Quelques potes dressaient une antenne sur un toit et commençaient à émettre. Les puissances étaient dérisoires, au plus quelques dizaines de Watt. Ils n'avaient simplement pas accès à des émetteurs puissants. La très faible puissance d'émission les obligeait à installer les émetteurs au milieu des villes.
Avec le temps, des bricoleurs mercenaires ont rendu disponible des émetteurs plus puissants. Comme c'étaient des bricolages, ils émettaient beaucoup de parasites, ce qui obligeait leurs concurrents à émettre plus fort pour réussir à passer, même quand il n'y avait pas de conflit dans les bandes de fréquences.
Pour toucher plus d'auditeurs et pour lutter contre les défauts des émetteurs de la concurrence, les puissances ont augmenté constamment.
Le législateur a essayé de tenir cela sous contrôle, en imposant des limites. Il n'était en principe pas permis d'émettre avec plus de 100 watt. Il y a eu tout un jeu du chat et de la souris. On se serait crus au temps des bars clandestins de la Prohibition.
Au fil du temps, ces radios "libres" sont devenues moins libres. Elles ont accepté de passer de la publicité, elles ont commencé à tenir une comptabilité, à payer leurs opérateurs... En particulier, elles ont saisi tout l'intérêt qu'il y avait à se prêter pour faire la propagande d'élus locaux.
Elles se sont légalisées et même institutionnalisées. Elles se sont pliées aux règles... ce qui leur a permis d'obtenir la possibilité d'émettre avec de fortes puissances. C'est ainsi qu'on en arrive à des implantations comme la Citadelle, qui émettent 10 kW au milieu des villes et qui sont un mélange de chaines commerciales et de radios locales.

L'émetteur sert à la diffusion de la propagande politique locale... La location des emplacements des antennes rapporte de l'argent à une personnalité ou à une association quelconque forcément emberlificotée avec le pouvoir local... Mais cela ne suffit pas pour expliquer qu'on laisse en place quelque chose d'aussi dangereux pour la population et même qu'on le protège.


Un élément du problème est que certains politiciens ont pour métier de défendre les intérêts des abuseurs. Ils font des discours et noient le poisson, pour que leur "client" puisse continuer à opérer. Si les opérateurs GSM installaient leurs antennes d'une façon qui ne pose pas de danger pour la santé publique, ils n'auraient plus besoin de la protection de ces politiciens. Mais cela leur coûterait un peu plus cher... alors on s'arrange. Même le présent texte est une aubaine pour ces politiciens. Il contribue à augmenter la pression sur les opérateurs, donc à augmenter la dépendance à leurs bons services. Mais il ne faudrait pas non plus que je monte la pression jusqu'au point où la population finirait par comprendre ce qu'on fait à ses enfants...


Une situation comparable est celle de l'intoxication au plomb de l'eau de distribution à Verviers. Il a fallu 1 siècle pour que le problème soit résolu, alors que la toxicité du plomb est connue depuis l'antiquité. Là aussi, la diversité des sensibilités et des symptômes était très grande. La majorité de la population ne présentait aucun signe manifeste d'intoxication au plomb et chez ceux qui en souffraient cela s'exprimait de façons différentes suivant les personnes. En 1970, l'université de Liège a fait des analyses et a prouvé qu'il y avait des cas d'intoxication au plomb. Mais rien n'a été fait. Il a fallu attendre les années '80, quand une directive européenne a imposé des normes pour la teneur en plomb. Quelques familles de Verviers se sont organisées. La majorité des autres familles ont refusé de participer. Aucun avocat de Verviers n'a accepté de les défendre ! Il a fallu engager un avocat de Liège. Le procès a été perdu à Verviers, puis gagné en appel à Liège. Ce n'est qu'en 1992 que des conduites sans plomb ont été installées. Pourquoi toute une ville s'est-elle arcboutée pour maintenir une situation d'empoisonnement caractérisée ? Un élément est que les industriels de Verviers, dans le commerce de la laine, avaient l'usage, non pas de l'eau plombée, mais de l'eau acide. Cette eau de Verviers provient d'un lac proche. Les canalisations qui avaient été installées au 19ème siècle étaient en plomb. Mais, en principe cela n'aurait pas du poser de problème. Il a été prouvé que beaucoup de canalisations en plomb ne causent aucun empoisonnement de l'eau, parce qu'une croûte de protection se crée sur la surface du plomb. Le problème à Verviers était que l'eau du lac est légèrement acide, ce qui empêche la formation de la croûte et favorise la dissolution du plomb dans l'eau. Une première initiative pour résoudre le problème a donc consisté à proposer de rendre l'eau neutre ou légèrement alcaline, avant qu'elle ne soit injectée dans les conduites en plomb. Cela aurait été une catastrophe pour les industries de la laine... On peut comprendre que les lainiers veillent à garder cet approvisionnement en eau acide... Mais cela n'empêche pas de placer une deuxième conduite, pour l'eau de distribution. Est-ce que les industriels ont déclenché une hystérie collective qui s'est maintenue au delà de toute raison  ? Est-ce que accepter la nécessité d'une deuxième conduite aurait été un aveu de culpabilité des ravages que l'eau plombée a faits sur la population ? Est-ce que les personnes qui devaient décider avaient déjà le cerveau trop embrumé par le plomb ? Est-ce que la pression des industriels a même eu la moindre importance ? Est-ce que les édiles de Verviers ont refusé de régler le problème pour le principe, pour affirmer leur autorité ?


Encore un autre élément du problème est que le mal s'est installé graduellement. Les antennes ont été implantées au fil du temps... Dans beaucoup de cas, leur puissance d'émission a également été augmentée graduellement.

Les émissions en FM ont commencé dans les années '50, juste après la Deuxième Guerre Mondiale. Elles ont sans doute culminé dans les années '70. À cette époque, presque personne n'était au courant du risque posé par les ondes radio. Et presque personne n'était simplement au courant qu'un pylône venait d'être allumé dans les environs. Je suppose que l'on devrait trouver des éléments dans d'anciens registres, pour faire des statistiques entre le moment où un pylône est allumé et les effets sur la population. Si les pharmacies locales se mettent à vendre plus d'aspirines... Si certains logements cessent d'avoir des occupants fidèles et on se met à en déménager fréquemment...


Tout le monde est mouillé, même les particuliers. Les deux tiers des enfants de 10 ans ont un GSM [27]. Quelle proportion de ces parents serait prête à admettre qu'elle expose ses enfants à un risque majeur de développer un cancer vingt ans plus tard ? En discutant des risques du tabac, j'ai observé des personnes qui martèlent de façon obstinée que ce risque est une invention, qu'il n'y a aucune base scientifique. Ce sont souvent des personnes qui ont fumé pendant leur grossesse ou dont la femme ou le jeune enfant était fumeur passif. Être convaincu de l'innocuité de la fumée de tabac devient une condition de survie mentale...


Un ami m'explique qu'à Bruxelles tout le monde est à l’affût de l'argent, d'investissements... et en manque cruellement. Il me dit que l'ULB ne fera une recherche sur les conséquences des ondes radio que si elle est financée pour le faire. Et elle pourrait ne pas le faire si cela la prive d'autres financements... Si je que je pense des conséquences de la pollution FM est vrai, Bruxelles pourrait peut-être même connaître un boum économique en arrêtant les émetteurs. Mais comme cela ne sert pas en particulier les intérêts immédiats d'une administration ou d'un organisme de contrôle qui pourraient intervenir...


Il est très difficile de trouver un interlocuteur qui soit capable d'apprécier des faits. Le plus souvent, quand je parle avec une personne "instruite", manifestement tout son esprit est occupé à trouver une raison pour laquelle je ne peux pas avoir raison. Comme par exemple : "vous vous doutez bien que si beaucoup de personnes avaient des maux de tête ou une fatigue anormale chaque fois qu'elles entrent dans un local exposé à la Citadelle, on aurait réglé le problème depuis longtemps". Ou encore, certaines personnes finissent par me donner le fait que mes statistiques sont basées sur un nombre trop petit de personnes, comme *preuve* qu'il n'y a pas de problème. Ces personnes sont incapables du niveau de raisonnement qu'on est sensé avoir appris à l'école primaire. Si la population d'un pays est globalement à un niveau aussi bas d'instruction, il est un peu normal que des choses aussi abominables puissent perdurer...



Des schémas électroniques


Voici le schéma du "serpent". Les diodes de détection BAT62 ont jusqu'à présent donné les meilleurs résultats. Fabriquées aux USA, elles sont très robustes. Elles ont également l'avantage de fonctionner aux fréquences des GSM, ce qui permet de tester un serpent en plaçant un GSM appelant contre lui. Attention : il s'agit de diodes SMD. C'est fragile et délicat à souder. Mais vous pouvez demander un boîtier qui contient deux diodes têtes-bêches, c'est pratique (BAT62E6327). D'autres modèles de diodes de détection donneront également de bons résultats, tant qu'elles sont adaptées aux 100 MHz. (La BAT15 par exemple, mais elle est trop fragile pour un usage à long terme.) La LED est un modèle à forte luminosité. Les LED rouges sont en général les plus sensibles et les plus sûres pour cet usage. Le câble peut par exemple être du câble signal (du câble pour micro...) à un conducteur en plus du blindage. Il n'est pas utile que ce soit du câble pour haute fréquence, puisque l'oscillation circule en mode commun. (En principe une des deux diodes de détection peut être remplacée par une self mais je n'ai pas essayé.)





Le schéma suivant permet de visualiser plus aisément le fonctionnement du serpent. Le fil a la bonne longueur pour être un résonateur à 100 MHz. La LED révèle le passage du courant. La LED seule ne pourrait pas isoler une composante continue, parce que la fréquence est trop élevée pour elle. Elle doit donc être "aidée" par des diodes de détection haute fréquence. Le courant qui circule de gauche à droite n'alimente pas la LED mais l'intention est de profiter de son retour quand il rebondira en sens inverse. Le schéma contient un minimum de diodes dans le but de minimiser les pertes causées par les tensions de seuil des diodes.


serpent pour la détection
        d'ondes FM


Le mode d'emploi se trouve à cette adresse : [16]

La photo ci dessous à gauche montre l'intérieur et le schéma de principe d'un des petits appareils de mesure que j'ai bricolés. Le circuit électronique est un panneau voltmètre 200 mV acheté dans le commerce. Cet appareil ne fonctionne réellement bien que pour les ondes FM. Le schéma au milieu est ce que j'ai utilisé pendant longtemps, un simple fouet branché sur un voltmètre. Le schéma de droite est un dispositif très approximatif pour estimer la force de champ en 50 Hz. Il suffit de ne brancher qu'une seule des sondes du voltmètre et la laisser pendre vers le sol. La valeur affichée doit être multipliée par un facteur élevé, qui dépend de l'impédance du voltmètre.


       
 

Voici le schéma du capteur de l'appareil que j'utilise actuellement. Il a l'avantage de mesurer plus ou moins correctement une très large gamme d'ondes radio ; depuis les ondes des lampes fluocompactes (centaines de kilohertz) jusqu'aux ondes GSM et Wi-Fi (gigahertz) :




Les deux plaques parallèles sont par exemple des rectangles de feuille de cuivre de quelques centimètres de côté. Un fil est soudé à la plaque supérieure et descend vers le petit montage électronique qui est soudé à la plaque du dessous. Le composant SMD qui contient les deux diodes de détection hautes fréquences est par exemple un BAT62. Le condensateur en dessous est également un SMD, d'une valeur de quelques dizaines de picofarad. Il doit avoir un bon comportement en hautes fréquences... Les deux résistances sont par exemple des metalfilm conventionnelles de 10 MΩ. Les résistances sont ensuite connectées par deux fils électriques à un voltmètre. J'utilise un panneau voltmètre 200 mV qui a une impédance d'entrée de 10 MΩ. Sachant que les deux résistances ont également 10 MΩ, ce que le voltmètre affiche est donc la tension captée divisée par 3. J'ai mis une distance de 3 centimètres entre les deux plaques. La tension captée est donc la différence de tension sur 1 cm. Donc pour avoir une lecture en V/m il faut multiplier la valeur affichée par le voltmètre par 100. Sur un panneau voltmètre, cela se fait en plaçant la virgule au bon endroit. Ce capteur donne la valeur en pic pour la somme de toutes les ondes radio. Dans un prototype j'ai ajouté un contact au galinstan sur l'alimentation, cela permet de couper l'appareil simplement en lui mettant la tête en bas. L'ampoule est placée à 45° de la verticale, ce qui permet de couper l'appareil en le retournant ou en plaçant sa face vers le sol. Le contact au galinstan n'étant pas fiable quand il y a du mouvement, il faut ajouter une forte capacité sur l'alimentation, comme un condensateur de 100 µF.



Glossaire


Puissance : exprimée en Watt (W). Quantité d'énergie par seconde.

Force de champ : exprimée en Volts par mètre (V/m). C'est la force avec laquelle les ondes radio "poussent" les électrons ou toute matière ionisée qu'elles rencontrent. L'intensité de champ s'exprime en ampères par mètre (A/m) et vaut la force de champ divisée par 377. La puissance du champ vaut le produit de la force de champ et de l'intensité de champ et s'exprime en Watts par mètres carrés (W/m2).

Mesure en pic : le maximum que la force de champ atteint par moments. Imaginons que des ouvriers tapent avec des marteaux sur un mur. Parfois, par hasard, tous leurs marteaux s'abattent en même temps sur le mur et celui-ci reçoit un choc maximum. C'est cela, la mesure en pic.

Mesure RMS : une sorte de moyenne de la force du champ. La mesure en pic reflète un cas particulier, un maximum qui n'arrive pas souvent. Il serait abusif d'utiliser ce maximum épisodique comme étant la mesure générale de la force de champ. La mesure RMS est une moyenne, calculée d'une façon bien précise, qui donne une valeur de force de champ qui permet directement de calculer la puissance moyenne du champ. Dans le cas spécifique de la Citadelle, la valeur RMS vaut à peu près le cinquième de la valeur en pic.

Immission : la force de champ ou la puissance à un endroit donné. C'est une chose de savoir quelle puissance un émetteur émet. Mais une autre question est de savoir ce qui arrive à un certain endroit, qui se trouve à une distance de l'émetteur et qui est éventuellement partiellement protégé par des obstacles. La Citadelle émet 10.000 Watt. Au centre-ville, au endroit en plein air d'où on voit la Citadelle, cela engendre une immission de l'ordre de 2,5 V/m en pic, soit 0,5 V/m RMS, ce qui est la même chose que 0,0007 W/m2. Dans les locaux où j'ai constaté que des personnes sont malades, il y a de l'ordre de 0,3 V/m en pic, soit 0,06 V/m RMS, donc 0,00001 W/m2. Pour que je puisse travailler sans protection il faut qu'il y ait moins de 0,001 V/m en pic, soit 0.002 V/m RMS, donc 0,00000001 W/m2.

Gray : noté Gy ; unité de mesure de l'énergie développée par de la radioactivité dans un corps vivant. Exprime des Joules par kilogramme de masse corporelle (J/kg). Si l'exposition a lieu sur un court laps de temps (quelques secondes à quelques heures), 1 Gy engendre des symptômes de malaise. Le décès devient probable à partir de 10 Gy. Par contre si l'exposition a lieu au fil d'un temps beaucoup plus long, comme des semaines ou des mois, il n'y aura aucun malaise ni risque de décès, parce que la personne récupère des dommages subis au fil du temps. Par contre en ce qui concerne le risque de cancer, en première approximation il dépend de la dose totale reçue et le temps sur lequel cette dose est étalée n'a pas d'importance.

Sievert : noté Sv ; unité pondérée pour tenir compte de la dangerosité différente des différentes formes de radiations. Les chiffres mentionnés ci-dessus pour les Gray concernent les rayonnements les moins dangereux ; les électrons et les photons de haute fréquence (rayons X et gamma). Les particules hadroniques (protons et pions) causent deux fois plus de dégâts à énergie égale. Si une personne a été exposée à 1 Gy de hadrons, on considérera donc qu'elle a été exposée à 2 Sv. Les noyaux atomiques (rayons alpha, ions...) sont vingt fois plus dommageables. Pour les neutrons, le facteur dépend de leur énergie.



Bibliographie


[1] Jean-Luc Guilmot. Pollution électromagnétique et antennes FM à Liège http://www.teslabel.be/accueil/111-pollution-electromagnetique-et-antennes-fm-a-liege Un article sur ma recherche.

[2] Michel Firket, échevin de Liège http://www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_133.pdf Réponse à mes lettres.

[3] http://www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_135.pdf Lettre au parlement Wallon.

[4] IBPT http://www.sites.ibpt.be Carte d'implantation des antennes-relais GSM

[5] http://www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_123.pdf Lettre à Monsieur le Bourgmestre de Liège pour expliquer l'analogie avec l'empoisonnement par radiations.

[6] IAEA Fukushima Nuclear Accident Update Log http://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html

[7] J.A. Elder, P.A. Czerski, M.A. Stuchly, K.H. Mild & A.R. Sheppard Radiofrequency radiation http://whqlibdoc.who.int/euro/es/EURO_SERIES_25_(chp4).pdf

[8] RF Safety Solutions Biological Effects http://www.rfsafetysolutions.com/RF%20Radiation%20Pages/Biological_Effects.html

[9] Dr. Margot Stock RF SHOCK AND BURN: Radio Frequency Radiation: Technical Note 124 http://www.lbagroup.com/associates/lbatn124.php

[10] David Willey, BBC News Experts: Vatican Radio transmitters 'pose cancer risk' http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-10634977

[11] BBC Vatican Radio officials convicted http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4531247.stm

[12] European Commission Radiation protection 125 Low dose ionizing radiation and cancer risk http://ec.europa.eu/energy/nuclear/radiation_protection/doc/publication/125.pdf

[13] Idaho State University Radiation and Risk http://www.physics.isu.edu/radinf/risk.htm

[14] Références  : 346 publications scientifiques par ordre chronologique http://home.scarlet.be/~tsf94646/001/sources.htm Liste de publications qui dénoncent les effets des ondes radio.

[15] W. Löscher and G. Käs Conspicuous behavioural abnormalities in a dairy cow herd near a TV and Radio transmitting antenna  http://home.scarlet.be/~tsf94646/001/documents/Conspicuous behavioural abnormalities in a dairy cow herd.pdf

[16] Le serpent http://www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_62.pdf Le mode d'emploi du serpent

[17] Thornton IM. Out of time: a possible link between mirror neurons, autism and electromagnetic radiation. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16530334

[18] Kane RC. A possible association between fetal/neonatal exposure to radiofrequency electromagnetic radiation and the increased incidence of autism spectrum disorders (ASD). http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14962625

[19] NEC2 Numerical Electromagnics Code (Method of Moments) NEC simulates the electromagnetic response of antennas and metal structures. http://www.nec2.org/

[20] Swiss Shield http://www.swiss-shield.ch/ Tissus contenant des fils métalliques pour réfléchir les ondes radio

[22] Une étude brésilienne associe le cancer au rayonnement des antennes de téléphonie mobile http://www.robindestoits.org/Une-etude-bresilienne-associe-le-cancer-au-rayonnement-des-antennes-de-telephonie-mobile-09-07-2010_a1118.html

[23] Ondes de téléphonie : le début d'une contestation d'ampleur ? http://www.rue89.com/2011/07/19/ondes-de-telephonie-le-debut-dune-contestation-dampleur-214835

[24] Le Contacteur N­-ergétique http://www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_84.pdf

[25] Sous le Feu des Ondes http://www.youtube.com/watch?v=wYZufUYMuaw

[26] FMSCAN.org http://fmscan.org Radio Frequencies & Transmitter Maps worldwide

[27] Deux tiers des jeunes de 10 ans ont un gsm http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/691352/deux-tiers-des-jeunes-de-10-ans-ont-un-gsm.html

[28] Mobile phone brain cancer link rejected http://www.bbc.co.uk/news/health-15387297

[29] Mobile telephones and brain tumours http://www.bmj.com/content/343/bmj.d6605.extract British Medical Journal

[30] 50 Bq/kg in humans leads to irreversible lesions in vital organs http://enenews.com/must-see-top-radiation-expert-50-bqkg-in-humans-leads-to-irreversible-lesions-in-vital-organs-then-top-un-official-refutes-effects-of-internal-radiation-video

[31] Energy saving light bulbs 'contain cancer causing chemicals' http://www.telegraph.co.uk/health/8462626/Energy-saving-light-bulbs-contain-cancer-causing-chemicals.html

[32] Réponse du sénat fédéral http://www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_148.jpg

[33] Des élèves en grève contre les antennes GSM http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-03-30/des-eleves-en-greve-contre-les-antennes-gsm-905964.php

Remerciements et liens


Un grand merci entre autres à  : Des adresses de sites :
Pierre Backers
Dimitri Gathy
Albert Frank
Atêyéb El Ahmadi
Frédéric Cloth
Patrick Feron
Quentin Devahive
Jean Thevenet
Denis Dussart
Samuel Andrianne
Jean-Luc Guilmot
Didier Bizzarri
Jean-Christophe
http://www.teslabel.be
http://www.clag.be
http://www.001.be.cx
http://www.criirem.org
http://www.next-up.org
http://www.robindestoits.org
http://www.beperkdestraling.org
http://www.stopumts.nl


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Une pétition en cours : www.petition-electrosmog.be
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Een tekst in het Nederlands: www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_vlaanderen.html
A text in English: www.4p8.com/eric.brasseur/electrosmog_fm.html



Eric Brasseur  -  15 mars 2011  au  26 avril 2013